Blocage des universités : la préfecture de police dément une demande d'évacuation par la présidence de Paris 1

Georges Haddad a annoncé dans un communiqué avoir "demandé au préfet de police son concours pour rétablir le fonctionnement habituel" du centre Pierre-Mendès-France. Mais la préfecture de police dit ne pas avoir été sollicitée de nouveau depuis lundi. 

Une banderole \"Commune libre de Tolbiac\" est affichée dans la cour du centre Pierre-Mendès-France, annexe de l\'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le 4 avril 2018.
Une banderole "Commune libre de Tolbiac" est affichée dans la cour du centre Pierre-Mendès-France, annexe de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le 4 avril 2018. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

Le président de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne affirme avoir demandé, mercredi 11 avril, l'évacuation du site de Tolbiac par les forces de l'ordre. Pourtant, la préfecture de police de Paris dément avoir été sollicitée dans la faculté du 13e arrondissement, bloquée depuis plusieurs jours par des étudiants contre la réforme de l'accès à l'université

"La gravité des violences constatées dans le centre Pierre-Mendès-France ne permet plus d'assurer la sécurité des personnes, (...) la ligne rouge est franchie, explique un communiqué envoyé aux étudiants et aux employés. Dès lors, [Georges Haddad] a demandé au préfet de police son concours pour rétablir le fonctionnement habituel du centre."

Les forces de l'ordre évoquent bien une demande de concours de la force publique aux fins d'évacuation, lundi dernier, à laquelle il n'avait pas été donné suite. Mais "aucune nouvelle demande n'a été adressée, depuis, à la préfecture de police", poursuit le communiqué. Contactée par franceinfo, la direction de l'université n'était pas en mesure de répondre dans l'immédiat.

Cinq cocktails Molotov découverts sur place

Des échauffourées ont éclaté entre des personnes casquées ou masquées et des étudiants qui occupent le site universitaire, vendredi 6 avril. Six suspects doivent être jugés en septembre. Une enquête a en outre été ouverte après la découverte, dimanche, de cinq cocktails Molotov à l'intérieur de la faculté. Selon une source judiciaire, les engins ont été trouvés par un responsable de la sécurité de l'établissement.