Harcèlement : quand l'école devient un enfer

Aller à l'école peut parfois devenir un cauchemar pour un enfant devenu le souffre-douleur de ses camarades. Un enfant sur trois est victime de harcèlement scolaire, tous âges confondus. Avec l'avènement des réseaux sociaux, les persécutions ne s'arrêtent pas lorsque l'on rentre chez soi.

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FRANCE 2

Orphée, 18 ans, victime de harcèlement, comme Mélodie, 15 ans. Tous les deux ont vécu l'enfer. Des insultes, des menaces, elle sur les réseaux sociaux, lui au collège. Pour Mélodie, le cauchemar a duré huit mois. Une rivale avec qui elle se dispute le même garçon cherche à la faire craquer et lui envoie des messages. Elle avait le droit à des insultes très violentes et des photomontages à caractère pornographiques avec son visage dessus. Des messages, elle en reçoit des dizaines par jour. Ils sont plusieurs à lui en envoyer. La détresse la pousse à se scarifier sur le ventre et sur les hanches. Mélodie se sent salie, elle se mure dans le silence. Elle ne voulait pas en parler à ses parents de peur de les décevoir, jusqu'au jour où elle craque et décide de briser le silence. Elle commençait à songer au suicide.

Trois ans après, le traumatisme est toujours énorme

Aujourd'hui, Mélodie est au lycée et se reconstruit tout doucement. Pour Orphée, trois ans après, la blessure est encore à vif. Au collège, il a été le souffre-douleur des autres élèves en classe. Difficile d'effacer quatre ans de croche-pattes, de coups, d'insultes et d'humiliations au quotidien. Orphée a quitté l'école, mais est toujours poursuivi par ses démons. Après des années de solitude, il s'est trouvé des amis sur internet. Raconter son histoire est devenue sa raison de vivre, pour que d'autres ne subissent pas le même calvaire.

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Un enfant sur deux, dès 7 ans, est victime d'attaques et de moqueries selon l'Unicef (photo d'illustration). (SOPHIE DUPRESSOIR / HANS LUCAS / AFP)