Cyberharcèlement : 20% des jeunes en ont déjà été victimes, selon une étude

Près de 45% des enfants interrogés dans cette étude déclarent avoir été cyberharcelés par jalousie et vengeance. Les personnes visées sont majoritairement les jeunes filles (51%).

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Avec France Bleu Paris - franceinfo
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Une campagne contre le cyberharcèlement dans un collège de l'Oise, le 7 novembre 2019. Photo d'illustration. (JULIEN BARBARE / MAXPPP)

Près de 20% des enfants de 8 à 18 ans ont déjà été confrontés à une situation de cyberharcèlement, selon une étude de la Caisse d'Épargne menée en partenariat avec l'association e-Enfance et révélée par France Bleu mercredi 6 octobre. Les enfants interrogés déclarent avoir été cyberharcelés par jalousie et vengeance (45%), en raison de différences de goûts et de comportements (38%), ou de différences physiques et de look (36%). Ces expériences sont en majorité rencontrées par des jeunes filles (51%), de 13 ans en moyenne.

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Cette étude révèle un besoin d'accompagnement concret des enfants face aux risques d'Internet, alors que, selon elle, l'âge moyen auquel un enfant a été équipé de son premier appareil numérique est de dix ans. 63% des enfants âgés de 8 à 18 ans interrogés indiquent être inscrits sur les réseaux sociaux, en particulier sur Snapchat, YouTube et Instagram. Près d'un enfant sur deux, dont deux sur cinq au primaire, dit par ailleurs fréquenter les sites de jeux en réseau. Ils ne sont que 34% à avoir conscience du risque que peut représenter internet. Ce risque ne réside pas dans le seul fait du cyberharcèlement. Près d'un enfant sur trois déclare avoir déjà été choqué par des contenus rencontrés involontairement sur internet ou les réseaux sociaux.

Les parents semblent donc avoir également besoin d'accompagnement, notamment en matière de prévention et d'information sur les risques d'internet. Selon l'étude de l'association e-Enfance et de la Caisse d'Épargne, 75% des parents pensent que leur enfant pourrait être victime de cyberharcèlement mais, dans le même temps, ils sont 83% à reconnaître qu'ils ne savent pas exactement ce que font leurs enfants sur internet ou sur les réseaux sociaux. Environ huit parents sur dix apprécieraient de l'aide d'une association de protection des enfants sur internet et trouveraient utile la mise en place d'un accompagnement psychologique en cas de cyberharcèlement.

Cette étude a été réalisée par Audirep pour la Caisse d'Épargne auprès d'un échantillon de 1 204 binômes parent/enfant, soit au total 2 408 personnes, entre 15 avril et le 2 mai 2021.

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