Aisne : un garçon de 7 ans met en cause un autre élève dans une vidéo, une plainte déposée

L'enfant mis en cause par un autre élève pour harcèlement scolaire a été entendu jeudi avec ses parents, a appris franceinfo.

La gendarmerie de Vervins (Aisne) a été chargée de cette enquête.
La gendarmerie de Vervins (Aisne) a été chargée de cette enquête. (CAPTURE ECRAN GOOGLE MAPS / FRANCEINFO)

Une plainte a été déposée le 13 octobre à la gendarmerie de Vervins (Aisne), en lien avec la vidéo virale d'un petit garçon de 7 ans qui se plaint de harcèlement scolaire, a appris franceinfo auprès de la gendarmerie, jeudi 8 novembre. L'autre enfant mis en cause, scolarisé dans la même école, a été entendu, jeudi, avec ses parents, a également appris franceinfo. Les faits de harcèlement ne sont "pas caractérisés", a appris franceinfo jeudi de source judiciaire.

Peu de faits avérés selon les premiers éléments

Une source proche du dossier précise à franceinfo que les faits avancés par l'enfant et sa famille sont seulement au nombre de "quatre ou cinq, lors des dix-huit derniers mois". Deux de ces faits ont pu être avérés : une chamaillerie décrite comme "un peu vive" et une boule de neige glissée dans le cartable. L'auteur de ces faits, dénoncé dans la vidéo par le petit garçon, a été puni par l'établissement pour la boule de neige, et a dû signer un "contrat de comportement".

D'autres auditions étaient prévues dans l'après-midi de jeudi, mais l'affaire s'oriente vers un classement sans suite, selon la source judiciaire jointe par franceinfo. La gendarmerie de Vervins a été chargée de cette enquête.

Une enquête délicate en cours

La vidéo a été vue plusieurs centaines de milliers de fois, sur les réseaux sociaux, depuis mardi. Le petit garçon de 7 ans y dit vouloir "rejoindre le Bon Dieu pour toujours", que son jeune agresseur "arrête de le taper" et de s'en prendre à son petit frère. Il a été entendu par les gendarmes de Vervins il y a quelques jours dans le cadre d'une procédure appelée l'audition "Mélanie", qui permet de mettre les enfants en confiance pour recueillir leur témoignage dans de bonnes conditions, avec le recours éventuel d'un expert-psychiatre.

Du côté de l'Éducation nationale, l'inspecteur d’académie et directeur des services départementaux de de l’Aisne indique à franceinfo avoir eu "une remontée d’information juste avant les congés scolaires, il y a quelques semaines". Pour Jean-Pierre Geneviève, dans ce genre de situation, il faut "être à l’écoute et dans le dialogue. Nous devons recueillir la version des faits des enfants concernés, des parents de ces élèves, des professeurs, ce qui a été fait avant les congés d’automne, explique-t-il en ajoutant que "cette situation a été prise au sérieux, elle a été suivie par la direction de l’école, il y a eu une démarche de médiation entre les enfants de manière à s’assurer que la situation décrite s’améliore".