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Fraude au bac : Vincent Peillon annonce de nouvelles mesures

A onze jours du lancement des épreuves, Vincent Peillon a présenté ce jeudi son plan de lutte contre la fraude au baccalauréat. En visite au lycée Evariste-Gallois de Noisy-Le-Grand, il a rappelé les risques encourus par les 650.000 candidats de l'édition 2013. En marge de la lutte contre la fraude, le ministre a aussi évoqué son souhait de réformer le bac.
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Radio France
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 (Sipa)

Après la fuite qui avait ébranlé l'image du bac 2011, la lutte anti-fraude est l'une des priorités de l'Etat. Les nouvelles dispositions doivent être publiées dans un décret qui sera en ligne le 12 juin prochain. En attendant le top départ des épreuves écrites avec la philosophie le 17 juin, le ministre de l'Education nationale a présenté ce jeudi les grandes lignes, lors d'une visite au lycée Evariste-Gallois de Noisy-Le-Grand.

Des nouveautés dans le plan anti-fraude

Des détecteurs de téléphones portables, installés dans toutes les académies (contre cinq en 2012), circuleront de manière aléatoire dans les différents centres d'examen.

" Ne commettez pas d'actes délictueux " , a lancé Vincent Peillon aux candidats. Le ministre a aussi annoncé un renforcement des sanctions. Chaque fraude ou tentative de fraude sera inscrite dans un livret scolaire. La sanction y sera inscrite pour une durée d'un an ou plus, selon la sanction prononcée. D'autre part, le candidat fraudeur pourra être poursuivi après la délivrance du diplôme, qui lui sera éventuellement retiré jusqu'aux résultats de l'enquête.

Une lutte déjà bien organisée

Quatre sanctions existent déjà :

le blâmela privation de toute mentionl'interdiction de se présenter au baccalauréat et à tout examen de l'enseignement supérieurl'interdiction de s'inscrire dans l'enseignement supérieur Ces interdictions peuvent s'étendre jusqu'à cinq ans. Malgré les sanctions en place, 0,06% des candidats au baccalauréat 2012 ont tenté de frauder en 2012, soit 1 candidat sur 1.600.

Le bac n'est pas "gravé dans le marbre à jamais"

En marge de la lutte contre la fraude, le ministre a aussi évoqué son souhait de réformer le bac en interrogeant les personnels des lycées chargés de l'organisation du bac.

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