Enseignement à distance : "C'est encore compliqué" alors que les professeurs "étaient prêts", dit le syndicat Snes-FSU

Mercredi 7 avril, l'accès aux plateformes d'enseignement à distance restait compliqué, au lendemain de bugs en cascade qui ont empêché les connexions. "Il y a deux jours qui ont déjà été perdus", estime Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du Snes-FSU.

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Radio France
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Après les bugs mardi 7 avril, la connexion aux services du CNED reste difficile mercredi.  (ALAIN JOCARD / AFP)

"C'est encore compliqué" de se connecter aux outils d'enseignement à distance ce mercredi, a expliqué ce mercredi sur franceinfo Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du Snes-FSU, syndicat d'enseignants du second degré.

"Ce matin et encore en fin de matinée, il était très difficile d'accéder aux services du Cned pour pouvoir par exemple proposer une classe virtuelle aux élèves. On a très peu de collègues qui ont vraiment réussi à se connecter", explique franceinfo Sophie Vénétitay. Quant à ceux qui passent par les ENT, environnements numériques de travail, "c'est très inégal selon les régions. Il y a des régions où ça se passe mieux qu'hier, il y en a d'autres où il y a toujours de très grandes difficultés, par exemple des problèmes pour accéder à la messagerie".

Une possible semaine blanche ?

La secrétaire générale adjointe du Snes-FSU constate qu'on "est quand même à la moitié de cette semaine d'école à distance et il y a deux jours qui ont déjà été quasiment perdus". Outre la semaine blanche, les professeurs redoutent les conséquences sur l'assiduité des élèves.

"Comment est-ce qu'on va garder les élèves? Là, on voit bien qu'on en a déjà perdu quelques-uns et qu'on a du mal à garder le lien avec eux, tout simplement parce qu'on n'a plus du tout de moyens de communiquer avec eux".

Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du SNES-FSU

à franceinfo

Face aux problèmes techniques avancées et aux explications du prestataire Open digital education selon lesquels les professeurs et élèves ne devraient pas se connecter tous en même temps, la professeure répond : "C'est une explication qui ne nous satisfait pas vraiment. Nous, on était prêt, on avait des choses de préparées." Elle va plus loin en posant la question "l'Education nationale s'est-elle donné les moyens d'avoir les outils performants pour basculer sur l'école à distance ? Très clairement, la réponse est non".

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