"En CE1, un élève sur deux a des difficultés en calcul mental" : Jean-Michel Blanquer livre les premiers résultats des évaluations

Ces évaluations en français et en mathématiques ont été lancées le 17 septembre en CP et CE1. Elles sont très critiquées par les syndicats d'enseignants.

Des enfants dans une classe lors de la rentrée scolaire le 3 septembre 2018 à Nancy (Meurthe-et-Moselle).
Des enfants dans une classe lors de la rentrée scolaire le 3 septembre 2018 à Nancy (Meurthe-et-Moselle). (MAXPPP)

Jean-Michel Blanquer rend les copies. Dans un entretien à 20 Minutes publié dimanche 14 octobre, le ministre de l'Education nationale livre les premiers résultats des évaluations controversées menées dans les écoles. Résultat : "En CE1, un élève sur deux a des difficultés en calcul mental", affirme-t-il. Très critiquées par les syndicats d'enseignants, ces évaluations en français et en mathématiques ont été lancées le 17 septembre pour plus de 1,6 million d'écoliers de CP et CE1.

Selon des résultats provisoires, "23% des élèves en début de CP ont des difficultés à reconnaître les lettres et le son qu'elles produisent" et "8% ont des difficultés à reconnaître les nombres dictés", détaille le ministre au quotidien gratuit. "Concernant les élèves en début de CE1, 30% lisent moins de 30 mots par minute, alors que l'objectif national est de 50 mots. Un élève sur deux (49%) a des difficultés en calcul mental et 47% ont des soucis pour résoudre des problèmes", poursuit-il.

"Ces évaluations sont un levier pour leur réussite"

Pour le ministre, des "difficultés sociales et familiales peuvent expliquer certains retards, notamment dans le langage". "C'est à l'école d'apporter à cet enfant ce que sa famille n'a pas pu lui donner. On ne doit laisser aucun élève de côté", argue Jean-Michel Blanquer.

Répondant aux reproches de certains syndicats sur l'efficacité de ces tests et le risque qu'ils stressent les écoliers, le ministre assure qu'ils sont "un levier pour leur réussite". "Ils n'ont pas été créés pour faire échouer les élèves, mais dans un esprit de bienveillance", insiste le ministre. Ne pas répondre à toutes les questions n'est "pas un signe d'échec", affirme-t-il.