Éducation : près de 1 200 postes de professeurs en moins à la rentrée 2023, en raison de la baisse du nombre d’élèves

Ces suppressions ne sont pas synonyme de fermeture de classes, car une partie des postes supprimés seront des postes de remplaçants, précise le ministère de l'Éducation nationale.
Article rédigé par
Thomas Giraudeau - franceinfo
Radio France
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Temps de lecture : 2 min.
Une salle de classe. (Jérôme Collin / RADIO FRANCE)

À la rentrée de septembre 2023, 1 165 postes d’enseignants, en équivalent temps plein, vont être supprimés dans le public, en raison de la baisse de la démographie scolaire, a indiqué mardi 13 décembre le ministère de l’Éducation nationale aux syndicats, réunis en comité technique ministériel.  

Dans le détail, 667 postes de professeurs des écoles dans le premier degré (soit -0,2%) et 498 postes d’enseignants dans le second degré seront supprimés. L’académie de Paris est celle qui perd le plus de postes, avec 337 équivalents temps plein en moins (155 dans le primaire et 182 dans le secondaire), suivie par Lille (310 ETP en moins) et la Normandie (204).

Moins d'élèves dans les établissements scolaires

Les écoles publiques devraient perdre près de 65 000 élèves à la rentrée 2023, soit une baisse de 1,15% par rapport à l’année scolaire 2022-2023, déjà marquée par une diminution importante (- 50 000 élèves). Le nombre d'écoliers sera en forte baisse dans les académies de Paris et de Lille l’année prochaine, avec respectivement -2,9% et -2,1%. Les collèges et lycées devraient également connaître une baisse du nombre d’élèves, mais bien moins importante que dans le primaire, avec 840 élèves de moins attendus (- 11 000 en 2022). Dans le secondaire, les académies de Guadeloupe (-3,38%) et de Martinique (-2,32%) sont celles qui perdent le plus d’élèves en proportion.  

Des hausses du nombre d'élèves auront lieu dans le primaire, dans les seules académies de Mayotte (+ 5,3%) et de Guyane (+ 3%). Dans le second degré, toutes les académies du Sud de la France, à savoir Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Lyon, Grenoble, Aix-Marseille, Nice, la Corse, ainsi que Versailles, Créteil, la Guyane et Mayotte devraient voir leur nombre d’élèves croître légèrement. Ces académies vont disposer de postes enseignants en plus, à l’exception de Bordeaux (-10) et Grenoble (-9).  

Le taux d'encadrement va s'améliorer, promet le ministère

Le nombre d'enseignants va augmenter dans le premier degré dans les académies de Versailles, Créteil, Nice, la Guyane ou encore Montpellier, afin, notamment, de poursuivre le dédoublement des classes de Grande Section en cours en réseau d’éducation prioritaire (REP), précise le ministère de l’Éducation nationale. Le taux d’encadrement des élèves va continuer de s’améliorer, dans le primaire, avec environ 6 professeurs pour 100 élèves, contre 5,5 en 2017, et se stabiliser dans le second degré, assure le ministère de l'Education.

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