Education : les prépas privées, un business qui a la côte

Ces prépas sont désormais partout. Grandes écoles, mais aussi concours de médecine, de vétérinaire, d'infirmières ou encore concours administratifs. Comment faire le tri ? France 2 a mené l'enquête.

France 2

Vous faire découvrir un concours d'ingénieur, vétérinaire ou de puéricultrice. Les classes préparatoires privées promettent toutes la même chose, la réussite, moyennant finances. Au pied du Panthéon, un établissement prépare au concours de la prestigieuse école de commerce HEC. Dans cette prépa privée, la sélection est drastique : examen du dossier, entretien d'évaluation et à la clé deux ans d'entrainement intensif. Ici, les cours sont assurés par des professeurs de renom, l'accompagnement plus individualisé. C'est en tout cas ce que promet l'école. "Nos profs nous suivent vraiment. On a des reprises de copies avec eux. On peut leur parler à la fin d'un cours pendant une demi-heure, ça ne pose pas de problème", explique une jeune femme. L'école affiche de bons résultats : 80% de réussite au concours, mais tout cela a un prix, 9 500 euros l'année.

Des prépas en tout genre

Bonnes ou moins bonnes, les prépas privées sont des centaines à se partager le marché. Stages courts, longs, stage week-end, stage découvert ou dernière ligne droite, il y en a pour toutes les bourses et les parents les plébiscitent de plus en plus tôt. Emma Soussan, 17 ans, est en terminale. Cette année, elle a déjà passé deux semaines en classe prépa sur son temps de vacances pour préparer des concours après le bac. Sa mère a payé 1 800 euros. Toutes les filières sont concernées. Dans une école parisienne, on prépare au concours d'auxiliaire de puériculture pour travailler dans une crèche. Un examen qui ne requiert pas le bac. Chaque étudiante a payé 2 000 euros les quatre mois de cours, uniquement pour préparer l'oral. Il y a 20 ans ces classes prépas d'auxiliaire de puériculture n'existaient même pas. Aujourd'hui, dopées par la peur du chômage, elles sont 400 dans toute la France.

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Etudiants à l\'université de la Timone, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 11 décembre 2012.
Etudiants à l'université de la Timone, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 11 décembre 2012. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)