Jean-Michel Blanquer interdit l'écriture inclusive, "obstacle à la lecture et à la compréhension", à l'école

La recherche d'égalité ne doit pas pénaliser les élèves par le recours à l'écriture inclusive "dont la complexité et l'instabilité constituent autant d'obstacles à l'acquisition de la langue comme de la lecture", estime le ministre de l'Éducation nationale.

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Radio France
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Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, le 12 novembre 2020. (LUDOVIC MARIN / AFP)

L'écriture inclusive est proscrite à l'école, confirme le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer jeudi 6 mai dans une circulaire adressée aux recteurs et rectrices d'académie, aux directeurs et directrices de l'administration centrale, ainsi qu'aux personnels du ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports.

Si l'égalité entre les filles et les garçons doit être "construite, promue et garantie par l'École de la République", elle doit se faire notamment par "la formation de l'ensemble des personnels et la transmission d'une culture de l'égalité", rappelle le ministère. Elle passe également par la promotion et l'usage de la féminisation de certains termes. Mais cette recherche d'égalité ne doit pas pénaliser les élèves par le recours à l'écriture inclusive "dont la complexité et l'instabilité constituent autant d'obstacles à l'acquisition de la langue comme de la lecture".

L'écriture inclusive complique les accords

Le ministère cite Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuelle de l'Académie française et Marc Lambron, directeur en exercice de l'Académie française. Le 5 mai 2021, ils estimaient que l'écriture inclusive "est non seulement contre-productive" à l'heure de la lutte contre les discriminations sexistes, "mais nuisible à la pratique et à l'intelligibilité de la langue française".

La circulaire rappelle donc que la conformité aux règles grammaticales "est de rigueur" dans les enseignements. Elle souligne donc qu'il faut "proscrire le recours à l'écriture inclusive", car certaines règles relevant de cette écriture "modifient le respect des règles d'accords usuels" enseignées à l'école. La fragmentation des mots et des accords constitue également "un obstacle à la lecture et à la compréhension de l'écrit".

En revanche, oui à la féminisation des termes

Le ministère préconise par ailleurs l'usage de la féminisation des métiers et des fonctions. Il suggère de même que "le choix des exemples ou des énoncés" en classe "doit respecter l'égalité entre les filles et les garçons, tant par la féminisation des termes que par la lutte contre les représentations stéréotypées".

L'écriture inclusive utilise notamment le point médian pour faire apparaître simultanément les formes féminines et masculines d'un mot employé au masculin lorsque celui-ci est utilisé dans un sens générique.

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