Covid-19 : les chefs d'établissement scolaire "en ont un petit peu marre" d'aller "de protocole en protocole", selon le SNPDEN-UNSA

Le syndicat est sceptique concernant l'encadrement des élèves pour exécuter le nouveau protocole sanitaire.

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Radio France
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Un collégien au self de son établissement à Nancy (Meurthe-et-Moselle), en septembre 2020. (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

Les chefs d'établissements scolaires "en ont un petit peu marre" d'aller "de protocole en protocole", affirme lundi 18 janvier sur franceinfo Didier Georges, membre de l'exécutif SNPDEN - UNSA, le syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale. Le gouvernement a mis en place un protocole renforcé notamment dans les collèges pour éviter au maximum la diffusion du Covid-19"Mes collègues chefs d'établissement sont extrêmement dévoués et on le sait maintenant depuis très longtemps. Maintenant, nous allons de protocole en protocole et ils en ont un petit peu marre. Il faut quand même l'avouer", a confié Didier Georges.

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Le nouveau protocole veut mettre fin au brassage des élèves de différentes classes à la cantine et propose l'élargissement des plages horaires pour aller déjeuner : "Je ne suis pas sûr que tous les établissements disposent en tout cas de personnel suffisant pour encadrer correctement les élèves dans cette situation", a-t-il réagi.

Les cours de sport en intérieur sont aussi suspendus. Selon lui, "c'est une grande déception pour les professeurs d'EPS qui avaient mis en œuvre sur l'ensemble du territoire national beaucoup de mesures pour pouvoir continuer les activités d'éducation physique et sportive", a estimé Didier Georges.

Le représentant SNPDEN - UNSA regrette que l'hybridation de l'enseignement ne soit pas proposée dans les collèges : "On a aussi mesuré l'impact, de mars à juin, de l'absence de l'ouverture des établissements scolaires. Néanmoins, si la situation sanitaire l'impose, l'hybridation est une solution qu'il aurait fallu élargir et pas simplement conserver pour les lycées", a-t-il affirmé.

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