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Chantage au lycée, le professeur accusé se défend : "Je n'ai rien demandé"

Le professeur suspecté d'avoir extorqué de l'argent aux parents d'un de ses élèves dans le Nord contre-attaque ce vendredi. Il dit que c'est le père qui lui a proposé un arrangement financier pour que son fils ne soit pas renvoyé. En attendant le jugement du 27 février, il est suspendu de ses fonctions.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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  (Maxppp)

Qui fait chanter l'autre ?
Jeudi, les parents d'un lycéen de l'Avesnois, dans le Nord, ont porté plainte
contre un professeur. Ils l'accusent de leur avoir extorqué près de 2.000 euros
pour que leur fils ne soit pas renvoyé du lycée.

Le lendemain, Frédéric Denis
de France Bleu Nord a pu rencontrer ce professeur
de 53 ans. L'enseignant souhaite rester anonyme mais affirme ne pas être à l'origine
de cet "arrangement".

"Je ne suis pas à l'origine
de cette demande, je suis blessé dans ma chair, mais il ne faut pas qu'on me
prenne pour une poubelle" (le professeur accusé de chantage)

C'est le père de l'élève,
concierge dans un établissement scolaire, qui serait venu à lui pour trouver un
terrain d'entente : "J'ai mon fils qui souhaite rentrer dans la
gendarmerie. Je ne veux pas de problème sur son casier judiciaire
" aurait dit le père proposant ensuite à l'enseignant "un arrangement financier ". Le professeur ne se cache pas d'avoir
ensuite demandé à son assurance si cet accord était valable. L'assurance aurait
répondu, selon lui, "à partir du moment où il y a une entente à consentement
entre les deux parties
", l'assurance ne peut rien faire.

Jusqu'à sept ans de prison

L'enseignant sera jugé le 27 février. Il risque jusqu'à sept ans de prison et 100.000 euros d'amende.

En attendant il est suspendu de ses fonctions. Le rectorat considère que si les faits sont avérés, c'est un évènement "inouï " et "très grave ", qui mérite une grande sévérité. Dans un communiqué, le ministre de l'Education Vincent Peillon a déclaré que "le chantage et l'extorsion à l'égard de la famille d'un élève, s'ils étaient avérés, seraient d'une exceptionnelle gravité tant ils sont contraires aux valeurs du service public éducatif qui doivent animer les relations entre l'école, les élèves et leurs parents ".

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