Bouches-du-Rhône : deux femmes agressées à l'arme blanche dans une école de Marseille

Le pronostic vital des deux Atsem n'est pas engagé. L'agresseur, un adolescent de 17 ans, a été arrêté. La police privilégie l'acte d'un déséquilibré.

L\'école élémentaire Pauline dans le 9e arrondissement de Marseille. 
L'école élémentaire Pauline dans le 9e arrondissement de Marseille.  (CAPTURE D'ÉCRAN / GOOGLE MAPS)

Deux femmes ont été agressées à l'arme blanche vendredi 6 septembre dans l'école La Pauline dans le 9e arrondissement de Marseille, rapporte France Bleu Provence. Il s'agit de deux Atsem [agent territorial spécialisé des écoles maternelles]. Leur agresseur, un adolescent âgé de 17 ans, dont on ignore les motifs, a été arrêté.

D'après les témoins et les premiers éléments de l'enquête, l'agresseur présumé séjournait chez sa sœur. Tôt ce vendredi matin, il a sauté du balcon de l'appartement, en slip et en chaussettes, torse nu, armé d’un couteau. Il a ensuite fait irruption dans l'école, vers 6h30. Il porte ensuite des coups de couteaux à une première Atsem, notamment à l'abdomen. Une autre Atsem s'interpose et reçoit un coup de poing.

Hospitalisé en psychiatrie

Le jeune homme sort alors de l’école et porte un coup de poing à un automobiliste. Il est interpellé une heure plus tard toujours torse nu et toujours très excité. Les deux femmes ont été rapidement prises en charge comme six autres personnes sous le choc. Le pronostic vital des blessées n'est pas engagé. 

Placé en garde à vue, le jeune homme, hagard, tient des propos incohérents. La piste de l'acte d'un déséquilibré est donc privilégiée par les enquêteurs. En fin de journée, l'homme a été hospitalisé en psychiatrie, son état ne permettant pas la poursuite d'une garde à vue. "Il a été examiné par un psychiatre qui a jugé son état psychologique incompatible avec la garde à vue", a expliqué le procureur de la République de Marseille Xavier Tarabeux. 

Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer et le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez se sont rendus sur place dans la journée. Ce dernier a précisé que l'assaillant "n'était pas connu au titre de la radicalisation" et "assez peu connu" de la police. Il avait toutefois appelé à "rester très prudent" sur ses motivations.