Parcoursup : 60 000 candidats encore en attente, selon le ministère

Le chiffre a été transmis à la Fage avec une précision : sur les 60 000 étudiants sans filière, 45 000 n'ont pas encore exprimé définitivement leur choix. "Ce n'est pas forcément très vrai", conteste sur franceinfo le président de la fédération étudiante.

Le président de la Fage (Fédération des associations générales étudiantes), Jimmy Losfeld.
Le président de la Fage (Fédération des associations générales étudiantes), Jimmy Losfeld. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Le président de la Fage (Fédération des associations générales étudiantes), Jimmy Losfeld, annonce, lundi 27 août, sur franceinfo, que, selon les chiffres que lui a transmis le ministère de l'Enseignement supérieur, 60 000 futurs étudiants sont encore en attente d'affectation via la plateforme Parcoursup : "Le chiffre que j'ai du nombre de candidats encore en attente sur la plateforme, c'est 60 000."

Jimmy Losfeld précise que le ministère nuance ce chiffre, qui comporte une majorité d'"inactifs" : "De l'ordre de 45 000 étudiants, ceux qui n'ont pas répondu aux sollicitations envoyées par les rectorats et la plateforme."

A nuancer parce que nous avons eu des cas qui n'ont pas été contactés, donc ce n'est pas forcément très vraiJimmy Losfeld, président de la Fageavec franceinfo

"En tout cas, ils n'ont ni saisi la commission rectorale, présidée par le recteur, qui sont censés donner des propositions de vœux en plus, ni saisi la phase complémentaire", précise Jimmy Losfeld.

"La plateforme tourne encore jusqu'au 5 septembre, il y a la phase complémentaire durant laquelle les étudiants peuvent encore s'inscrire jusqu’au 21 septembre", ajoute-t-il.

Un système encore imparfait 

"Tout est loin d'être parfait sur cette plateforme. Par contre, on avait à peu près le même nombre de candidats qu'il y a un an, 800 000. Aujourd'hui, la grande majorité a reçu des propositions et validé ses vœux. Sur la performance, la capacité à répondre rapidement aux vœux, on est sur quelque chose d'assez similaire à APB", juge Jimmy Losfeld.

"Ne prendre que l'indicateur de la rapidité du taux de réponse, ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est l'affectation, c'est qualitatif, comment on s'assure qu'un jeune qui a fait plusieurs vœux puisse s'inscrire dans une formation de son choix et puisse y réussir". Interrogé sur le bilan qu'il tire de Parcoursup à ce sujet, le président de la Fage affirme attendre la rentrée pour tirer des conclusions.

Sur APB, la hiérarchisation permettait d'être un peu plus rapide, mais bloquait les étudiants sur leur premier vœu. Aujourd'hui, les candidats ont le dernier mot sur leur choix in fineJimmy Losfeld, président de la fageavec franceinfo

Une vraie "démocratisation de l'accès à l'enseignement supérieur"

"L'affectation va pouvoir améliorer des choses, parce qu'on a des quotas de boursiers, on a des choses en plus. Mais, la réalité, c'est que la loi ORE [loi sur l'orientation et la réussite des étudiants] et le plan étudiant, ce n'est pas que Parcoursup. C'est l'orientation au lycée, c'est le dispositif de réussite en licence, c'est 30 000 place en plus, une réforme financée à un milliard sur cinq ans – ce n'est pas assez mais il faut quand même le souligner – ce sont 60 000 logements en plus sur le quinquennat. Bref, ce sont quand même des mesures de démocratisation de l'accès à l'enseignement supérieur", ajoute Jimmy Losfeld.