Violences conjugales : le refus d'aide d'un gendarme crée le scandale

Un gendarme a refusé d'accompagner une femme violentée chez son compagnon menaçant. Une enquête administrative a été ouverte.

France 2

Emmanuel Macron a pu constater par lui-même que les services d'aides aux victimes conjugales ne fonctionnent pas encore parfaitement. De passage dans un centre d'écoutes du 39 19, il a observé un gendarme refuser d'accompagner une femme chez son compagnon menaçant pour récupérer des affaires personnelles. Il estimait que cela n'entrait pas dans ses missions. Un cas qui a outré le président de la République mais qui n'est pas isolé. "Cela peut-être souvent le week-end et en soirée où effectivement, ça devient compliqué de pouvoir faire déplacer une patrouille pour aller chercher leurs effets personnels", constate Françoise Brié, directrice générale de la fédération nationale solidarité femmes.

Un fait dénoncé par Edouard Philippe

Cette affaire a eu une forte résonnance auprès du gouvernement. Outre Emmanuel Macron, le Premier ministre Edouard Philippe a lui aussi dénoncé cette défaillance. "Collectivement, nous n'avons pas fait le nécessaire pour que la bonne réponse soit donnée dans ces circonstances. Et c'est ce qu'il faut changer", annonce-t-il.

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Des femmes réunies le 25 novembre 2008 à Toulouse pour dénoncer les violences faites aux femmes.
Des femmes réunies le 25 novembre 2008 à Toulouse pour dénoncer les violences faites aux femmes. (REMY GABALDA / AFP)