Cet article date de plus de trois ans.

Vidéo Ancienne ministre, Édith Cresson raconte le sexisme qu'elle a dû affronter

Publié
Durée de la vidéo : 3 min
Il y a 30 ans, Édith Cresson devenait la première (et toujours unique) femme nommée au poste de Premier ministre en France. Pour Brut, elle raconte le sexisme qu'elle a dû affronter.
VIDEO. Ancienne ministre, Édith Cresson raconte le sexisme qu'elle a dû affronter Il y a 30 ans, Édith Cresson devenait la première (et toujours unique) femme nommée au poste de Premier ministre en France. Pour Brut, elle raconte le sexisme qu'elle a dû affronter. (Brut.)
Article rédigé par Brut.
France Télévisions

Il y a 30 ans, Édith Cresson devenait la première (et toujours unique) femme nommée au poste de Premier ministre en France. Pour Brut, elle raconte le sexisme qu'elle a dû affronter.

Tenue vestimentaire, apparence physique... Lorsqu'Édith Cresson était ministre, elle a dû faire face à pléthore de remarques sexistes. "Les critiques portaient, oui, sur "pourquoi elle a les chaussures comme ça ?", "pourquoi elle porte un bracelet ?", c'est mon mari qui me l'avait donné, j'avais le droit de le porter. Et j'avais un look très classique, il suffit de regarder les photos, je ne sais pas comment il faut s'habiller, se coiffer, pour que ces gens-là ne critiquent pas. Donc une femme est un objet, pour eux", déplore-t-elle.

"Les femmes sont des êtres humains, douées d'un cerveau. Il ne faudrait quand même pas l'oublier"

Élue députée, puis maire, puis conseiller générale avant d'être cinq fois ministre, Édith Cresson déplore le manque de légitimité qui lui a été conféré. "Ça veut dire que le suffrage universel ne suffit pas pour conférer la légitimité à une femme", fustige-t-elle. Pour l'ancienne ministre, la situation n'a pas changé. "Ils font un petit peu plus attention. Mais quand une femme prend la parole, on entend des invectives, on entend des choses absolument ordurières, surtout après le déjeuner quand ils ont bu un coup", conclut Édith Cresson.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.