NKM à propos de Royal : "Elle en est à attendre que son ex la nomme quelque part"

La candidate UMP à la mairie de Paris tacle la vice-présidente de la BPI dans une interview au "Parisien", publiée à l'occasion de la Journée internationale de la femme.

Nathalie Kosciuskot-Morizet lors d\'une conférence de presse à Paris, le 15 février 2013.
Nathalie Kosciuskot-Morizet lors d'une conférence de presse à Paris, le 15 février 2013. (GUILLAUME BAPTISTE / AFP)

A l'occasion de la Journée internationale de la femme, Nathalie Kosciusko-Morizet fait sa fête à Ségolène Royal.  Dans une interview au Parisien Magazine à paraître vendredi 8 mars, la candidate UMP à la primaire pour les élections municipales de 2014 à Paris, estime que l'ancienne candidate PS à la présidentielle "en est à attendre que son ex la nomme quelque part".

"Elle s'est construite politiquement en parallèle à François Hollande, et l’issue n’a pas été en sa faveur", ajoute l'ex-porte-parole de Nicolas Sarkozy. "Je pense qu’elle méritait mieux que ce lot de consolation incongru", poursuit l'ancienne ministre, en faisant allusion à la nomination de Ségolène Royal comme vice-présidente de la Banque publique d’investissement (BPI), bras financier du gouvernement.

"Une insupportable misogynie", selon le PS

"Le premier trésor pour une femme, c’est son autonomie, poursuit NKM. Il ne faut jamais dépendre d’un homme, ni procéder de lui", conclut-elle au sujet de la présidente présidente de la région Poitou-Charente.

"Résumer le parcours politique de Ségolène Royal à sa relation privée avec François Hollande relève d'une insupportable misogynie" a réagi immédiatement le PS, par la voix Adeline Hazan, secrétaire nationale du parti aux droits des femmes. "Réduire une femme à sa relation avec un homme, dans une interview publiée le jour-même de la journée internationale pour les droits des femmes, est une provocation que nous ne pouvons accepter."