Loi Veil : un droit pour toutes

Le combat pour faire adopter la loi légalisant l’interruption volontaire de grossesse fut rude pour Simone Veil en 1974.

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Pour la nouvelle génération, l’héritage de Simone Veil, c’est surtout un droit fondamental : le droit à l’avortement. En mai 1974, Simone Veil est nommée ministre de la Santé, dans le gouvernement de Jacques Chirac, et est chargée de rédiger un projet de loi sur l’avortement. Depuis plusieurs années, les femmes réclament de pouvoir interrompre leur grossesse en toute légalité.

Violentes attaques de la droite

Le 26 novembre, Simone Veil monte à la tribune de l’Assemblée nationale, face à 9 députés femmes et 481 députés hommes : "Aucune femme ne recourt de gaité de cœur à l’avortement. C’est pour mettre fin aux avortements clandestins, qui sont le plus souvent le fait de celles qui, pour des raisons sociales, économiques ou psychologiques, se sentent dans une telle situation de détresse qu’elles sont décidées à mettre fin à leur grossesse dans n’importe quelle condition".

La gauche applaudit, mais pas son propre camp. Les débats sont marqués par de violentes attaques de la part de parlementaires de droite, certains allant jusqu’à comparer l’IVG à un crime nazi. Le 29 novembre, la loi est adoptée, et Simone Veil entre dans l’Histoire.

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Simone Veil, le 26 novembfre 1974, à la tribune de l\'Assemblée nationale pour défendre un texte dépénalisant l\'interruption volontaire de grossesse.
Simone Veil, le 26 novembfre 1974, à la tribune de l'Assemblée nationale pour défendre un texte dépénalisant l'interruption volontaire de grossesse. (MAXPPP)