Des femmes journalistes de "Ouest-France" dénoncent la "confiscation des postes d'encadrement par les hommes"

Deux semaines après des mobilisations des journalistes du "Parisien", de "L'Obs" et de "La Provence", des femmes journalistes interpellent "monsieur 'Ouest-France'". 

Un exemplaire de \"Ouest-France\", daté du 19 janvier 2006. 
Un exemplaire de "Ouest-France", daté du 19 janvier 2006.  (FRED DUFOUR / AFP)

Elle soutiennent leurs consœurs du Parisien, de L'Obs et de La Provence, qui dénoncent la "confiscation des postes d’encadrement par les hommes." Pour autant, "dans le premier quotidien de France", c'est-à-dire Ouest-France, "la situation n’est pas beaucoup plus brillante : les responsabilités les plus importantes et les plus gros salaires du journal vont exclusivement ou presque aux hommes", écrit, mardi 23 janvier, une intersyndicale SNJ-CGT-CFDT.

"Encore un effort, monsieur Ouest-France !", s'exclame le communiqué, qui commence par déplorer un comité de direction opérationnelle composé de 17 hommes et d'une femme. "Sur quinze membres de la rédaction en chef, deux femmes. Sur douze directeurs départementaux, idem : deux femmes. Pour neuf pilotes de pôles et chefs de service des services généraux, une seule femme", écrivent les "journalistes femmes" du quotidien de l'Ouest.

"Plafond de verre"

A 'Ouest-France' comme dans de nombreux journaux, des femmes souhaiteraient accéder à ces postes à responsabilités qu’elles ne le pourraient pas, faute d’ouverture à candidature de façon publique et transparente.Des femmes journalistes de "Ouest-France"

Et elles concluent, appelant leur direction à faire "un effort" : "On rêve que les jeunes embauchées – à parité depuis peu – ne se cognent pas aussi vite que leurs aînées au plafond de verre depuis trop longtemps – toujours ? – mis en place."