#balancetonporc, l'initiatrice condamnée pour diffamation

La journaliste Sandra Muller, à l’origine du hashtag #balancetonporc, a été condamnée à verser 20 000 euros de dommages et intérêts à Éric Brion, un homme qu’elle avait accusé sur Twitter de harcèlement sexuel.

Franceinfo

C’est elle qui la première a osé briser le silence en France. Le 13 octobre 2017, la journaliste Sandra Muller avait dénoncé sur Twitter, sous le hashtag #balancetonporc, le harcèlement au travail, lançant par ailleurs un appel à témoignages. Plus loin, au fil des tweets, elle affirmait qu’Éric Brion, alors directeur de la chaîne Equidia, l’avait harcelée sexuellement. Deux ans plus tard, la jeune femme vient d’être condamnée pour diffamation à verser 20 000 euros à celui qu’elle dénonçait, qui s’était par ailleurs excusé immédiatement après les faits.

“Les victimes vont être démotivées”

Les victimes vont être démotivées, celles qui voudraient parler vont avoir du mal, le mouvement qu’on fait passer c’est ‘taisez-vous’”, estime-t-elle, annonçant sa volonté de faire appel. Pour sa part, l'avocate de la défense, Marie Burguburu affirme au contraire que son client “a été tué socialement, physiquement humainement, psychologiquement, sa compagne l’a quitté, il n’a plus d’emploi”, précisant “que la cause est juste, mais que le moyen est abject, la délation est abjecte, d’autant plus quand les faits dénoncés sont faux”.

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Sandra Muller, l\'instigatrice du mouvement #balancetonporc
Sandra Muller, l'instigatrice du mouvement #balancetonporc (ANGELA WEISS / AFP)