Vidéo Qu'est-ce que le chemsex ?

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Sexe + drogues de synthèse = chemsex. Dans son roman "Chems", Johann Zarca raconte les ravages du chemsex.
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France Télévisions

Sexe + drogues de synthèse = chemsex. Dans son roman "Chems", Johann Zarca raconte les ravages du chemsex.

"Le chemsex, c'est une pratique sexuelle qui consiste à ajouter des drogues spécifiques, souvent des drogues de synthèse ou des méthamphétamines pour pimenter les parties, pour pimenter des partouses (...) Pour booster le plaisir et la performance aussi", explique Johann Zarca. L'auteur s'est intéressé à cette pratique et en a fait un roman : "Chems".

"Ça devient très bestial, la boîte à fantasmes elle fonctionne, elle va vraiment dans la surenchère et aussi, les limites, on les casse vite", raconte Johann Zarca. "Une des problématiques du chemsex, c'est que ça plombe la sexualité", explique l'auteur. "Il y a une rééducation un peu à faire avec ça, mais une fois qu'on a connu le plaisir maximal, c'est sûr que souvent les chemsexeurs, les retours, c'est "maintenant, je fais quoi ? Ma sexualité me paraît plate"", ajoute-t-il. Autre risque soulevé par Johann Zarca : l'isolement, causé notamment par la dépendance aux drogues.

Une pratique dangereuse et de plus en plus répandue

Dans son roman "Chems", Johann Zarca écrit à la première personne et l'intrigue est basée sur un décor le plus fidèle possible à la réalité mais il précise : "L'histoire est complètement fictive." Pour l'auteur, le chemsex est un problème majeur dans la communauté gay. "D'ailleurs, il y a un article qui est sorti récemment du New York Times qui appelle ce phénomène le "sida numéro 2" et il n'y a pas que ça : il y a beaucoup d'associations qui commencent à l'appeler comme ça", explique-t-il. Mais aujourd'hui, la pratique ne concerne plus seulement la communauté gay et se répand aussi chez les hétérosexuels, entre autres. "Je pense que ça intéresse moins que si le phénomène est généralisé, je pense qu'effectivement les pouvoirs publics vont commencer à s'y intéresser de plus en plus", estime Johann Zarca.

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