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Salles de shoot : réunion tendue entre habitants et élus du 10e arrondissement de Paris

Un espace de consommation de drogues doit être expérimenté près de la gare de Nord. Nombre de riverains sont venus clamer leur opposition au projet. 

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France Télévisions
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Une salle de shoot à Bâle en Suisse ( MAXPPP)

"On n'en veut pas." Sitôt commencée la réunion publique au sujet de l'expérimentation d'une salle de shoot dans le 10e arrondissement de Paris, mercredi 27 mars, les riverains ont manifesté leur mécontentement. 

Le lieu n'est pas encore choisi mais cet espace destiné aux toxicomanes de rue précarisés suscite la crainte chez de nombreux habitants du quartier. "Il faut que cette salle soit proche de la scène ouverte", où se concentrent les toxicomanes,  a expliqué Rémi Féraud, le maire PS du 10e arrondissement. Les participants se sont ensuite pressés au micro pour donner leur avis, raconte France info. 

"Une opération d'intoxication de la Mairie"

Dans un débat parfois couvert par les hués ou les applaudissements, ses détracteurs lui ont notamment reproché une "fausse concertation" et ont manifesté leurs inquiétudes. Ils redoutent de voir se concentrer les trafics de drogue autour de cette salle qui devrait être ouverte "7 jours sur 7, huit heures par jour", pour "150 passages par jour", selon Elisabeth Avril, directrice de l'association Gaia-France, qui défend le projet.

"Pourquoi ne pas l'installer dans l'hôpital Lariboisière et ne pas dépenser de l'argent inutilement? ", a demandé un riverain, réclamant un "vote citoyen" sur le sujet, tandis que l'élu UMP du Xe Serge Federbusch a dénoncé "une opération d'intoxication de la mairie". D'autres habitants ont estimé que cette salle pourrait "permettre de "limiter les dégâts", pour "accompagner les toxicomanes vers une sortie de l'addiction".

 

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