Piqûres en boîte de nuit : près de 350 plaintes déposées depuis fin mars

Les témoignages de victimes de piqûres sauvages en boîte de nuit se multiplient un peu partout en France. D'après les informations de France Inter, près de 350 personnes ont porté plainte auprès de la police depuis la fin du mois de mars.

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Avec France Inter - franceinfo
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Des personnes dansent dans une boîte de nuit. Photo d'illustration. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Depuis la fin du mois de mars, près de 350 clientes et clients de lieux ou boîtes de nuit ont porté plainte pour des piqûres reçues au sein d'établissements dans les agglomérations dépendant de la police en France. Plus de la moitié de ces plaintes, près de 200, ont été enregistrées uniquement pendant ce mois de mai, d'après les informations de France Inter lundi 30 mai. Ces chiffres ne contiennent pas les plaintes éventuellement recueillies par les gendarmes.

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Ces piqûres s'accompagnent parfois de vertiges, de nausées voire de malaises. Le contenu des seringues et les motivations des suspects restent inconnus des enquêteurs. Dans seulement deux cas, à Roanne (Loire) et dans les Pyrénées-Orientales, du GHB, un puissant psychotrope, a été détecté. Aucun auteur présumé n'a été interpellé à ce stade.

Les établissements redoublent de vigilance

Face à cette vague de signalements, la police et les gérants de lieux de nuit redoublent de vigilance. À Paris, relativement épargnée par le phénomène (dix plaintes seulement ont été enregistrées depuis fin mars), les policiers se sont rendus dans certains établissements pour des opérations de prévention ces derniers jours. En cas d'un dépôt de plainte, chaque victime est dépistée le plus rapidement possible pour détecter la substance qui a pu être injectée ou d'éventuelles contaminations par ces aiguilles. Les analyses toxicologiques sont systématiquement demandées par les forces de l'ordre à la justice partout en France.

Sur le terrain, à Paris, dans le 10e arrondissement, un gérant, qui souhaite rester anonyme, explique à France Inter avoir renforcé la sécurité de son établissement, en fouillant systématiquement chaque client. Au Nouveau Casino, dans le 11e arrondissement de la capitale, la menace est prise au sérieux mais "pas de mesure spécifique à ce stade" n'a été prise, explique la directrice d'exploitation Loane Tabone, à France Inter.

"On est très vigilants dans la salle, on tourne beaucoup, dès qu'il y a un malaise d'un client, on cherche à savoir pourquoi. Tout ce qui peut faire du mal à nos clients, on est vigilant, que ce soit le GHB dans le verre, ou des dealers qui tourneraient dans l'établissement."

Loane Tabone, directrice d'exploitation du Nouveau Casino

à France Inter

"On a deux agents à l'entrée, la fouille est très rigoureuse", rassure encore Augustin Lunda, chargé de la sécurité au Nouveau Casino. D'autres gérants expliquent être attentifs sans céder à ce qu'ils appellent une "psychose", après deux ans de fermeture liée au Covid.

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