Paris : les autorités alertent contre l'usage croissant d'une drogue de synthèse dans le milieu de la nuit

La GBL, cousine du GHB surnommé "la drogue du violeur", a causé dix comas chez des jeunes âgés de 19 à 25 ans dans des établissements de nuit parisiens, selon des données de la préfecture de police.

Les autorités et le milieu de la nuit parisienne tirent la sonnette d\'alarme face à l\'usage croissant chez les jeunes fêtards d\'une drogue de synthèse, la GBL.
Les autorités et le milieu de la nuit parisienne tirent la sonnette d'alarme face à l'usage croissant chez les jeunes fêtards d'une drogue de synthèse, la GBL. (VOISIN / PHANIE / AFP)

"C'est un phénomène qui est en train de s'étendre", a averti le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, lundi 16 avril. Les autorités et le milieu de la nuit parisienne tirent la sonnette d'alarme face à l'usage croissant chez les jeunes fêtards d'une drogue de synthèse, la GBL.

Depuis la fin 2017, l'absorption volontaire ou involontaire de GBL (gamma-butyrolactone), un solvant détourné en drogue, cousine du GHB surnommé "la drogue du violeur", a causé dix comas chez des jeunes âgés de 19 à 25 ans dans des établissements de nuit parisiens, selon des données de la préfecture de police.

Néanmoins, le préfet a relevé que les comas causés par le GBL ne se limitent pas aux lieux festifs mais débordent aussi dans la sphère privée."On est sur un rythme de 50 à 100 comas par an" à l'échelle des hôpitaux de Paris. "C'est une évolution inquiétante, il y a deux ou trois ans, c'était 10", a souligné Michel Delpuech.