Donald Trump et ses "révélations" sur Barack Obama font un bide

Donald Trump, le magnat américain de l'immobilier promettait de faire des révélations fracassantes sur Barack Obama. Il aura surtout réussi à se ridiculiser en renouant avec son obsession sur la nationalité du président sortant. Barack Obama lui a répondu, sur un ton humoristique.

(David Moir Reuters)

Donald Trump l'avait
promis. Ses révélations sur Barack Obama allaient mettre le président démocrate
dans l'embarras. Sa vidéo a fait un flop, il renoue avec son obsession sur la
nationalité du président démocrate.

Donald Trump obnubilé
par la nationalité d'Obama

Dans sa vidéo mise en
ligne sur sa page Facebook et son compte Twitter, le milliardaire promet de
verser 5 millions de dollars à l'organisme de charité du choix de Barack Obama si
ce dernier accepte de publier d'ici le 31 octobre ses diplômes et son
formulaire de demande de passeport. Une donation au nom de la transparence.

"S'il publiait ces
documents, il mettrait un terme aux questions et à la colère de nombreux
Américains"
, explique-t-il.

Donald Trump met
régulièrement en doute le fait que Barack Obama est né aux Etats-Unis,
condition sine qua non pour devenir président selon la Constitution américaine.
En mai 2011, la Maison Blanche avait tenté de mettre fin à la controverse en
publiant l'acte de naissance complet du président, né à Hawaii.

Obama répond par l'humour

L'équipe de campagne de
Barack Obama a réagit avec dédain à cette vidéo de Donald Trump. "Étant
donné que Trump est l'un de ses plus fervents partisans, ces questions
devraient être adressées à l'équipe Romney"
, a déclaré la porte parle du
président-candidat.

Invité du show télévisé "The Tonight Show" de Jay Leno, Barack
Obama a répondu comme il le fait souvent à ce genre de question : avec
humour. Jay Leno lui demande la cause de ce différend entre lui et Donald
Trump.  

"Tout ça remonte à quand nous avons grandi ensemble au Kenya" (Barack Obama , sourire aux lèvres)

Effet garanti, les fous rires éclatent dans la
salle. "On courrait souvent ensemble autour du terrain de football. Il n'était
pas très bon"
, poursuit le président-candidat. Et de conclure, tout en
finesse : "Je pensais que ça passerait quand nous avons finalement
déménagé aux Etats-Unis".