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Don du sang : l'Assemblée maintient le statu quo pour les donneurs homosexuels

La mesure qui devait aligner les conditions demandées aux hommes homosexuels sur celles s'appliquant aux hétérosexuels a été rejetée par 29 voix contre 23.

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France Télévisions
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Des flacons de sang à l'Etablissement français du sang (EFS), à Tours (Indre-et-Loire), le 21 décembre 2017. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

L'Assemblée nationale a maintenu le statu quo concernant une différence de traitement dans le don du sang touchant les homosexuels, à l'occasion de l'examen d'une proposition de loi LR, jeudi 11 octobre. Cette mesure devait aligner les conditions demandées aux hommes homosexuels (un an d'abstinence après le dernier rapport sexuel) sur celles s'appliquant aux hétérosexuels (quatre mois sans changer de partenaire).

La mesure avait été ajoutée au texte en commission via un amendement des socialistes, Hervé Saulignac en tête. Jeudi soir, elle a été rejetée par 29 voix contre 23. Des groupes d'opposition, de gauche comme de droite, ont soutenu ce texte ainsi que le MoDem, dénonçant "une discrimination".

LREM divisé sur le vote 

"Le critère d'exclusion doit être celui des comportements à risque et non de l'orientation sexuelle", a estimé le député MoDem Jean-Luc Lagleize. "Stoppons ces hypocrisies", a affirmé Xavier Paluszkiewicz, l'un des deux députés LREM à avoir voté pour le texte alors que son groupe s'est prononcé contre.

Depuis juillet 2016, les hommes homosexuels peuvent théoriquement donner leur sang, geste qui leur était interdit depuis 1983 en raison des risques de transmission du sida. Mais cette possibilité est soumise à des conditions fixées par un arrêté du 5 avril 2016, notamment l'abstinence d'un an, qui doit être déclarée lors d'un entretien préalable.

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