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Dernière Manif pour tous : tensions et divisions

Dimanche à Paris, les opposants à la loi du mariage pour tous se rassemblent une dernière fois dans un contexte tendu. La porte-parole du mouvement, Frigide Barjot, ne viendra pas car elle a reçu des menaces. Le ministère de l'Intérieur "s'inquiète" de la venue de certains mouvements extrémistes. L'UMP se divise sur la question.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (Maxppp)

Certains groupes identitaires
ont promis "d'infiltrer " la Manif pour tous
de dimanche 26 mai. L'ultime rassemblement contre la loi du mariage
pour tous, promulguée le 18 mai par François Hollande, pourrait donc dégénérer. L'égérie du mouvement, Frigide Barjot a même
annoncé qu'elle n'irait sûrement pas. Elle a récemment reçu des menaces de mort. 

4.500 policiers et gendarmes

Il y aura trois cortèges qui débuteront à 14h et qui se retrouveront tous aux Invalides vers 19h30. Ils partiront de la porte Dauphine, de la porte Saint-Cloud (Ouest de Paris) et de la place Valhubert, près de la gare d'Austerlitz. Les
organisateurs prévoient plus d'un million de personnes alors que la police table
sur 300.000.

Pour éviter les débordements,
la préfecture de police de Paris tente de mettre en place un dispositif de sécurité
important. Il sera définitivement arrêté samedi matin, mais on évoque déjà une
trentaine d'unités de CRS, plus des effectifs en civils et une surveillance
aérienne. 4.500 policiers et gendarmes seront mobilisés. La police a "prévu l'emploi d'unités extrêmement mobiles capables de se projeter et d'interpeller toute personne, ou groupe de personnes, qui commettraient des actes sans aucun rapport avec le droit de manifester ", selon la préfecture de police. 

La police va chercher à tout prix à séparer les manifestants pacifiques des provocateurs. Le groupe qui est dans le
collimateur du ministère de l'Intérieur est le Printemps français,
frange radicale du mouvement contre le mariage pour tous. Sur France Info ,
Manuel Valls a annoncé qu'il cherchait un moyen "d'interdire "
ce mouvement.

L'UMP divisée

Dans le cortège, il y aura
Jean-François Copé, le président de l'UMP. Il appelle à manifester massivement
contre la politique du gouvernement notamment familiale. Cette prise de
position crée des dissensions au sein du parti. 

Ceux qui ne veulent pas apparaître comme contestant la
légitimité d'un vote du Parlement pensent que c'est la "manifestation de
trop
". L'ancien
Premier ministre François Fillon, ainsi que les anciens ministres Luc Chatel,
Bruno Le Maire ou Nathalie Kosciusko-Morizet ont ainsi refusé de se joindre au
cortège. Alain Juppé "ne conseille pas " d'aller à la manifestation.

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