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Les battantes : Germaine Tillion, une résistante éprise de vérité

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 3 min
Les battantes : Germaine Tilion, une résistante éprise de vérité
Article rédigé par France 2 - A. Guéry, M. Cazaux, L. Michel
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Les battantes, ces femmes qui ont marqué l’histoire, mais dont on parle peu. Dans le 13 Heures du samedi 5 février, on parle de l’itinéraire de Germaine Tillion, une grande résistante et ethnologue passionnée qui a toujours œuvré pour le respect de la dignité humaine. Elle est entrée au Panthéon en 2015. Voici son portrait.

Elle était ethnologue et, pour elle, cela voulait tout dire : "Parce qu’on est intéressé par autre chose que soi. On va chercher l’autre." Cette vie tournée vers autrui prend racine dans les montagnes d’Algérie dans les années 30. La jeune ethnologue s’installe pendant six ans dans l’une des tribus berbères les plus démunies. Elle rentre à Paris, occupée par les Allemands et, sans attendre, elle agit. Avec sa mère, elles font du renseignement. Vendues aux nazis par un traître, elles seront déportées au camp de Ravensbrück, en Allemagne. Forte de caractère, elle fera même une enquête ethnographique du camp où elle est.

Profondément contre la peine de mort

Après la Guerre, elle témoigne sans relâche sur les crimes nazis. Puis sur ceux de Staline et ceux commis en Algérie. Elle dénonce aussi bien la torture contre les combattants algériens que les attentats de ces derniers. Elle va plaider pour que la France cesse les exécutions des chefs du FLN. Elle réussit à se faire entendre par le Général de Gaulle qui prend la décision en janvier 1959 de gracier tous les condamnés à mort. Germaine Tillion avait une conviction que rien ne pouvait ébranler : elle était contre la peine de mort. En 2015, elle est rentrée au Panthéon avec ses compagnons de Résistance.

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