Crise en Guadeloupe : le couvre-feu est prolongé jusqu'au 28 novembre, annonce la préfecture

La décision a pour bit de "garantir la sécurité des personnes et des biens", assure le préfét dans un communiqué. 

Une manifestation contre l\'obligation vaccinale a lieu à Capesterre-Belle-Eau (Guadeloupe), le 7 août 2021.
Une manifestation contre l'obligation vaccinale a lieu à Capesterre-Belle-Eau (Guadeloupe), le 7 août 2021. (CEDRICK ISHAM CALVADOS / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Alors que la situation est tendue en Martinique et en Guadeloupe, mobilisées notamment contre la vaccination obligatoire des soignants, le gouvernement a annoncé vendredi 26 novembre qu'il repoussait la date de mise en œuvre de la mesure au 31 décembre. Dans un communiqué, la préfecture de Guadeloupe annonce la prorogation du couvre-feu entre 19 heures et 5 heures sur l'île jusqu'au 29 novembre. Ce direct est terminé, merci de l'avoir suivi.

Des policiers blessés par des tirs. En Martinique, forces de l'ordre et journalistes ont été ciblés par des tirs dans la nuit de jeudi à vendredi, où les violences ont fait dix blessés parmi les policiers et suscité une vive réaction du gouvernement.  "Dans la nuit, un gradé de la gendarmerie qui intervenait avec ses collègues sur un cambriolage a été violemment heurté par le véhicule des pilleurs. Il est grièvement blessé", a ajouté le parquet de Fort-de-France.

Dix interpellations. Au moins dix personnes ont été interpellées en lien avec ces violences, notamment des tirs visant des journalistes et des policiers, a appris franceinfo auprès du ministère de l'Intérieur. Il s'agit d'un bilan provisoire qui pourrait être amené à évoluer.

 Le retour du couvre-feu. Le préfet de Martinique a instauré, jeudi 26 novembre, un couvre feu "de 19 heures à 5 heures jusqu'au retour au calme" pour faire face aux "violences urbaines nocturnes" depuis lundi, a-t-il annoncé dans un communiqué.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #MARTINIQUE

20h15 : Forces de l'ordre et journalistes ont été ciblés par des tirs cette nuit en Martinique, où les violences ont fait dix blessés parmi les policiers et suscité une vive réaction du gouvernement. Une dizaine d'interpellations ont eu lieu, selon le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

15h18 : Les sociétés de journalistes des rédactions de RMC, RMCSport et BFMTV dénoncent "avec la plus grande force les tirs ayant visé leur équipe en reportage en Martinique", la nuit dernière. "Ces agissements ne sont pas tolérables. Témoigner des événements sur le terrain est notre travail, notre liberté."

12h36 : Outre les dix policiers légèrement blessés en Martinique, un gradé de la gendarmerie qui intervenait avec ses collègues sur un cambriolage, a été violemment heurté par le véhicule des pilleurs la nuit dernière, annonce le parquet de Fort-de-France. Il est grièvement blessé.

12h36 : Le secrétaire général de Reporters sans frontières demande également que les journalistes soient davantage "protégés" pour remplir leur mission en Martinique. "La meilleure protection, ce sera l'arrestation rapide et la condamnation des auteurs", ajoute-t-il.

12h33 : "Il est tragique de constater que des journalistes sont des cibles sur le territoire national, comme ils peuvent l'être sur des terrains de guerre. Continuons comme ça et cela va très mal finir."


Quatre journalistes ont essuyé des tirs de la part d'hommes circulant en moto dans une rue déserte de Fort-de-France, la nuit dernière, alors qu'ils étaient en train de filmer et de prendre des photos à bonne distance d'un barrage en feu.

12h23 : Un policier a été blessé au bras par des tirs provenant d'un barrage érigé à Fort-de-France, tandis qu'un autre a reçu un impact qui s'est logé dans son gilet pare-balles. Trois policiers du RAID ont été visés par des tirs de grenaille lors d'une intervention sur un barrage. Cinq autres ont été blessés par des projectiles, selon la police.

12h21 : Dix policiers ont été blessés en Martinique la nuit dernière, dont cinq par balles et cinq autres par des projectiles, selon un nouveau bilan de la police

12h05 : Il est midi, voici un nouveau point sur l'actualité :

• Matignon annonce la suspension des arrivées en provenance d'Afrique australe, après la découverte d'un nouveau variant en Afrique du Sud, qui pourrait être particulièrement contagieux. Suivez notre direct.

• Au moins dix personnes ont été interpellées après de nouvelles violences cette nuit en Martinique, selon le ministre de l'Intérieur. Un policier a été blessé et quatre journalistes ont été visés par des tirs à Fort-de-France.

• Le parquet de Foix annonce l'ouverture d'une information judiciaire contre X pour "destruction d'une espèce protégée", six jours après la mort d'une ourse à Seix (Ariège).

• Gabriel Attal a jugé la lettre de Boris Johnson, qui demande à la France de reprendre les migrants arrivés au Royaume-Uni, "indigente sur le fond et totalement déplacée sur la forme".

11h24 : "On ne peut pas accepter en France (...) que des journalistes soient pris pour cible quand ils font leur travail et qu'ils se retrouvent à essuyer des tirs à balles réelles. (...) Evidemment fermeté absolue face à ces situations."


Plus tôt ce matin, Gabriel Attal a dénoncé des violences "totalement inacceptables" après les tirs en Martinique.

11h20 : La nuit a, une nouvelle fois, été marquée par des violences en Martinique. Un policier a été blessé au bras par des tirs provenant d'un barrage érigé à Fort-de-France, un autre a reçu un impact qui s'est logé dans son gilet pare-balles et quatre journalistes ont été la cible de tirs. "Tout est mis en œuvre pour retrouver les responsables", assure Gérald Darmanin sur Twitter.

11h13 : Au moins dix personnes ont été interpellées cette nuit en Martinique, annonce le ministre de l'Intérieur.