Antilles : un gendarme blessé à Saint-Martin, couvre-feu prolongé en Guadeloupe et Martinique

Des affrontements ont opposé, jeudi, la gendarmerie à un groupe de personnes à Saint-Martin.

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France Télévisions
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Un gendarme a été blessé par balle à la Baie Nettlé, à Saint-Martin, le 2 décembre 2021. (GOOGLE MAPS)

Un gendarme a été blessé à Saint-Martin, jeudi 2 décembre, dans le cadre des violences et barrages qui bloquent depuis deux semaines les Antilles françaises. La Guadeloupe, la Martinique et Saint-Martin connaissent un fort mouvement social, né du refus de l'obligation vaccinale pour les soignants et les pompiers, puis qui s'est étendu à des revendications politiques et sociales.

A Saint-Martin, une île qui dépend en partie de la Guadeloupe, des affrontements ont opposé jeudi la gendarmerie à un groupe de personnes au niveau de Sandy Ground et de la Baie Nettlé, où les forces de l'ordre tentaient d'évacuer une carcasse de voiture sur la route. "Nous avons essuyé trois salves de tirs dans notre direction", ont précisé les forces de l'ordre. Un militaire a reçu une balle, qui a traversé sa jambe gauche et s'est logée dans la droite. "Ses jours ne sont pas en danger", a précisé la gendarmerie. Le préfet de l'île a annoncé la mise en place dès jeudi soir, et au moins pour 24 heures, d'un couvre-feu à Sandy Ground.

Le couvre-feu prolongé en Guadeloupe et en Martinique

En Guadeloupe, la nuit de mercredi à jeudi "a été marquée par plusieurs tentatives de réinstallation d'obstacles sur les routes", comme "l'incendie d'un bus de transport scolaire volé (...) dans le but de couper la RN1", a précisé la préfecture. "Dix nouvelles interpellations ont eu lieu" après ces incidents. "Compte tenu de la poursuite des troubles à l'ordre public dans certaines communes avec notamment l'interpellation d'individus armés", le préfet Alexandre Rochatte a décidé "la prorogation du couvre-feu" dans 21 communes "jusqu'au 7 décembre, à 5 heures".

Le couvre-feu a été également été prolongé en Martinique, jusqu'au 4 décembre à 5 heures. Dans cette île, la gendarmerie a lancé jeudi une grande opération de démantèlement de tous les blocages de ronds-points.

Les négociations avec Sébastien Lecornu, arrivé en Guadeloupe pour une visite express le 29 novembre, avaient tourné court en raison du refus des syndicats de condamner les "tentatives d'assassinat contre des policiers et des gendarmes". En Martinique, le ministre des Outre-mer a promis d'ouvrir les discussions sur "l'adaptation des modalités d'application de la loi sur l'obligation vaccinale", déjà reportée du 15 novembre au 31 décembre.

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