Congé de deuil d'un enfant : "Ce couac donne à tout le monde l'opportunité d'avancer", estime une association

"On a eu l'impression d'avoir été écoutés" a réagi Jacques Honoré, président de l'association Naître et Vivre, après sa rencontre avec la ministre du Travail Muriel Pénicaud après le rejet d'une proposition UDI-Agir qui visait à porter de cinq à douze jours le congé en cas de deuil d'un enfant.

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Radio France
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Une séance de questions au gouvernement, le 17 décembre 2019. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

"On a l'impression que ce couac - l'expression a été redite plusieurs fois lors de cette réunion - donne à tout le monde l'opportunité d'avancer, de faire un saut dans l'humanitaire, dans la prise en charge de ces deuils", se félicite mercredi 5 février sur franceinfo Jacques Honoré, président de l'association Naître et Vivre. Il a été reçu, avec d'autres représentants d'associations parentales, par la ministre du Travail Muriel Pénicaud, après le rejet contesté par l'Assemblée nationale d'une proposition UDI-Agir qui visait à porter de cinq à douze jours le congé en cas de deuil d'un enfant. Devant la polémique, le 1er février Emmanuel Macron avait demandé au gouvernement de faire preuve "d'humanité".

On a vraiment eu l'impression d'avoir été écoutés. Cela crée les conditions favorables à une réelle avancée. Il est très important que ce congé soit allongé, que les parents disposent d'un peu plus de temps après le deuil d'un enfant.

Jacques Honoré

à franceinfo

"Il est également très important, selon lui, que le don de RTT, s'il est rendu possible, ne remplace pas cet allongement", comme les députés LREM et la ministre du Travail le souhaitaient au départ. "Il existe encore 450 morts inattendues du nourrisson dont la moitié est évitable, poursuit Jacques Honoré. Dans le cas de ces décès subits, rien ne peut être anticipé : la préparation des obsèques, les déclarations, les démarches, chez ces parents abattus et sidérés par le deuil. Tout cela prend plus que cinq jours..."

"Dans ces morts inattendues de nourrissons, indique le président de l'association Naître et Vivre, des examens sont faits systématiquement par des spécialistes. Les résultats ne sont donnés qu'après plusieurs jours, voire plusieurs semaines, aussi est-il est important que les parents disposent d'un peu plus de temps." "Nous allons demander que ce temps puisse être fractionné, que les parents puissent se rendre auprès des spécialistes lorsque les résultats sont disponibles et qu'ils puissent apprendre de la bouche de ces spécialistes tout ce qui peut être su autour du décès de leur enfant."

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