La fondation sur l'esclavage sera créée en 2019 avant l'inauguration du mémorial en 2021, annonce Emmanuel Macron

Le chef de l'Etat participait ce vendredi à une cérémonie organisée à l'occasion de la journée nationale des mémoires de la traite de l'esclavage et de leurs abolitions.

Emmanuel Macron s\'exprime le 10 mai 2019 à Paris.
Emmanuel Macron s'exprime le 10 mai 2019 à Paris. (PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP)

Elle avait été promise il y a un an à l'occasion du 170e anniversaire de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises. La fondation pour la mémoire de l'esclavage verra le jour "dans les prochains mois" avant l'inauguration d'un mémorial à Paris en 2021, a annoncé Emmanuel Macron vendredi 10 mai. "La mémoire de l'esclavage a besoin d'actes, de lieux, d'institutions", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une cérémonie organisée à l'occasion de la journée nationale des mémoires de la traite de l'esclavage et de leurs abolitions.

"Ce sont les engagements concrets que j'ai pris le 27 avril 2018 : d'abord ériger à Paris, dans le jardin des Tuileries, un mémorial qui rende hommage aux victimes de l'esclavage, a-t-il poursuivi. Il sera situé entre l'ancienne demeure royale et impériale des Tuileries, là où la Convention, qui vota la première abolition, tenait ses séances, et l'hôtel de la Marine, là où a été préparée la deuxième abolition."

"Ce mémorial sera inauguré en 2021 et je souhaite que ce moment soit pour notre pays l'occasion de rendre aux victimes de l'esclavage, à leurs descendants, l'hommage solennel de la Nation qu'ils méritent", a-t-il souligné.

La fondation sera présidée par Jean-Marc Ayrault

Quant à la fondation pour la mémoire de l'esclavage, présidée par l'ancien Premier ministre socialiste Jean-Marc Ayrault et dont la création avait été annoncée en 2016 par François Hollande, elle sera "installée dans les tout prochains mois" à l'hôtel de la Marine, place de la Concorde, à Paris. L'ancienne ministre de la Justice et ex-députée de Guyane Christiane Taubira apportera, en tant que présidente du comité de soutien à cette fondation, "son verbe, sa force, son aura", s'est félicité Emmanuel Macron.

La fondation, qui devait initialement voir le jour en 2018, a vocation à être "une institution nationale moderne, rassembleuse, en prise avec les outre-mer et ouverte sur l'international", et à renforcer "la cohésion nationale".