Des associations veulent faire vivre la mémoire des esclaves

La commémoration de l'abolition de l'esclavage est à l'honneur ce 10 mai. En France, de nombreuses associations militent afin de rebaptiser, entre autres, des rues des noms d'esclaves.

FRANCE 2

Des panneaux pour ne pas oublier, voilà ce que réclame l'association Partages et Mémoires pour que Bordeaux (Gironde) assume son passé négrier. La ville fut le quatrième port de France pour la traite des noirs. 150 000 esclaves furent déportés depuis ces quais. La rue David-Gradis, la place Lainé, plusieurs rues portent le nom de personnages historiques liés à l'esclavage.

Une décision avant 2020

La ville accepte le principe des panneaux, mais souhaite faire intervenir des historiens. "Comment peut-on faire tenir sur une plaque la vie d'une personne (...) qui a été honorée par le Conseil municipal. Cette personne peut avoir fait des choses très positives pour la ville", explique Fetouh Marik, adjoint au maire de Bordeaux. La ville se donne jusqu'en 2020 pour trancher. C'est la date des élections municipales.

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Cette photo prise le 8 mai 2015 montre une pièce intitulée \"Chaîne d\'esclaves à quatre jougs\" datant du XIXe siècle, exposée au Memorial ACTe, le centre d\'expression et de mémoire de l\'esclavage des Caraïbes, à Point-à-Pitre (Guadeloupe).   
Cette photo prise le 8 mai 2015 montre une pièce intitulée "Chaîne d'esclaves à quatre jougs" datant du XIXe siècle, exposée au Memorial ACTe, le centre d'expression et de mémoire de l'esclavage des Caraïbes, à Point-à-Pitre (Guadeloupe).    (AFP)