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Chiffres de la délinquance : les violences physiques et les cambriolages déclarés par les personnes en nette hausse en 2014

Le nombre de personnes ayant déclaré des violences physiques ou sexuelles atteint un record depuis le début de la décennie 2010.

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France Télévisions
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Durant la période 2013-2014, l'ONDRP estime à plus de 2 millions le nombre de personnes ayant déclaré avoir été victimes de violences physiques ou sexuelles, selon un rapport publié le 13 novembre 2015. (JEAN-MARC ROMAIN / PHOTONONSTOP RM / GETTY IMAGES)

C'est le baromètre du sentiment d'insécurité dans l'Hexagone. L'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) publie, vendredi 13 novembre, l'édition 2015 de son rapport sur la criminalité en France. Avec 2,04 millions de personnes s'étant déclarées victimes de violences physiques ou sexuelles sur la période 2013-2014 et 568 000 ménages se déclarant victimes de cambriolage en 2014, ce document met en avant une nette hausse de deux indicateurs clés de la délinquance.

L'ONDRP, qui dépend des services du Premier ministre, est notamment chargé de produire des données sur la délinquance. Francetv info a extrait les quatre évolutions les plus significatives révélées par le rapport. 

Plus de 2 millions de personnes concernées par des violences, les femmes de plus en plus visées

La statistique la plus inquiétante : les déclarations de violences physiques et sexuelles ont continué leur hausse pour la période 2013-2014. Pour la première fois depuis le début de l'année 2010, elles dépassent même la barre symbolique des deux millions de personnes concernées. L'Observatoire précise toutefois que "les données sont encore trop fragiles pour confirmer une hausse effective des violences" et demandent donc à être confirmées. 

Cette augmentation s'explique "en premier lieu" parce que le nombre de femmes ayant déclaré des violences physiques est passé de moins de 860 000 à plus d'un million, indique l'Observatoire. Celui-ci précise cependant que ce chiffre se situe dans la moyenne de la fin des années 2000.

Les cambriolages au plus haut depuis 2006

En matière de vols au domicile, le rapport indique pudiquement que les évolutions observées lors des dernières années "ne sont pas remises en cause en 2014". Au total, l'Observatoire estime ainsi à 568 000 le nombre de ménages ayant déclaré au moins un cambriolage ou une tentative de cambriolage de leur résidence principale l'an dernier. Un chiffre qui correspond à 2% des "ménages originaires de France métropolitaine".

Après trois ans de légère baisse, ce nombre repart sensiblement à la hausse, atteignant même un record depuis 2006, année au cours de laquelle 432 000 déclarations de ce type avaient été recensées par l'ONDRP.

Les vols de véhicules à moteur en forte baisse

A l'inverse, le nombre de déclarations de vol ou tentatives de vol liées aux véhicules à moteur connaît une baisse significative. L'année passée, l'Observatoire estime le nombre de ménages ayant connu pareille mésaventure à 960 000, soit 3,1% des ménages français. 

Dans cette catégorie sont regroupés "les vols ou tentatives de vol de la voiture ou des deux-roues à moteur ainsi que les vols ou tentatives dans ou sur la voiture", indique l'ONDRP. Celui-ci évoque une "diminution de grande ampleur" et rappelle qu'en 2006, 5% des ménages (1,45 million au total) étaient concernés par ces actes de délinquance.

Le terrorisme devient la deuxième préoccupation en termes de sécurité

Enfin, le terrorisme devient la deuxième préoccupation des Français sur une liste fermée de huit sujets d'inquiétude proposés. Telle est l'une des indications majeures de l'enquête de victimation 2015 dévoilée par l'Observatoire dans son rapport sur la criminalité .

En 2015, année qui a débuté sous le signe des attentats contre Charlie Hebdo et le magasin Hyper Cacher, 17,7% des sondés disent avoir comme sujet d'inquiétude majeur les attaques terroristes, contre 2,6% l'année précédente. Le chômage reste le premier sujet de préoccupation, en baisse toutefois (38% le citent en premier, contre 46,7% en 2014). La pauvreté arrive en troisième position, à 12,1%, contre 14,9% l'an dernier.

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