Chevrolet quitte l'Europe, les garagistes attaquent en justice

Le Conseil national des professions de l'automobile reproche "la brutalité et la déloyauté" de l'annonce de General Motors qui, en décembre dernier, avait annoncé retirer sa marque Chevrolet d'Europe, pour favoriser Opel et Vauxhall. Le CNPA dénonce le "non-respect du préavis". Il  a déposé une assignation devant le tribunal de grande instance de Pontoise.

(Rick Wilking Reuters)

Chevrolet a-t-il caché la vérité à son réseau de garagistes ? En renouvelant la concession en juin 2013, pour une durée indéterminée, était-il de bonne foi ? Ou, au contraire, savait-il déjà qu'il lâcherait les garagistes six mois plus tard ? A la justice de le déterminer.

General Motors avait annoncé, le 5 décembre dernier, qu'il retirait d'Europe sa marque Chevrolet, afin qu'il y ait plus de concurrence entre ses marques, ses filiales allemande Opel et britannique Vauxhall. Consternation chez les concessionnaires, donc, qui apprenaient la nouvelle par la presse...

Assignation devant le TGI de Pontoise

Le Conseil national des professions de l'automobile, le CNPA, contre-attaque. Il a déposé hier, devant le tribunal de grande instance de Pontoise, une assignation à jour fixe, pour dénoncer "la brutalité et la déloyauté de l'annonce" du retrait, et surtout le "non-respect du préavis" , d'une durée de deux ans.

Bref, le CNPA est persuadé que General Motors a pris sa décision de longue date, et qu'il l'a volontairement caché aux 150 concessions françaises.

Difficile, aujourd'hui, de travailler dans ces conditions : difficile d'avoir par exemple les pièces de rechange... Quant aux indemnités financières proposées par Chevrolet aux garagistes, elles sont jugées bien trop insuffisantes.