Charlie Hebdo : la famille du policier tué appelle à éviter les amalgames

Ahmed Merabet, gardien de la paix, a été exécuté mercredi par les frères Kouachi. Sa famille s'est exprimée samedi lors d'une conférence de presse. L'occasion de rendre hommage à Ahmed Merabet et de mettre aussi en garde contre le risque d'amalgames.

(Mobilisation à Bologne en Italie vendredi soir, #JesuisAhmed fait référence à Ahmed Merabet tué mercredi © Maxppp)

Le policier froidement abattu devant les locaux de Charly Hebdo mercredi, c'était lui. Ahmed Merabet, la quarantaine, gardien de la paix, exécuté à bout portant par les frères Kouachi. La vidéo a fait le tour du web. Sa famille s'est exprimée ce samedi après-midi, lors d'une conférence de presse à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis). L'occasion de rendre hommage à Ahmed Merabet, qui devait fêter ses 41 ans le 8 février.

"Très fier de défendre les valeurs de la République"

Son frère a lu une déclaration, la voix brisée par l'émotion : "Français, d'origine algérien et de confession musulmane, très fier de s'appeler Ahmed Merabet, de représenter la police française et de défendre les valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité. A force de détermination, il a obtenu son diplôme d'officier de police judiciaire et il devait prochainement quitter le terrain". "Ses collègues le décrivent comme un homme d'action passionné par son métier. Ahmed, homme d'engagement, avait la volonté de veiller sur sa maman et les siens, depuis la disparition de son père il y a 20 ans ", poursuit-il.

 

"Pilier de la famille, ses responsabilités ne l'empêchaient pas d'être un fils protecteur, un frère taquin, un tonton gâteux et un compagnon aimant. Dévastés par cet acte barbare, nous nous associons à la douleur de toutes les familles des victimes".

"Il ne faut pas mélanger les extrémistes et les musulmans"

"Je m'adresse maintenant à tous les racistes, islamophobes et antisémites, qu'il ne faut pas mélanger les extrémistes et les musulmans. Les fous n'ont ni couleur ni religion. Je tiens à soulever encore un point : arrêter de faire l'amalgame, de déclencher des guerres, de brûler des mosquées ou des synagogues ou de vous attaquer à des gens. Ça ne ramènera pas nos morts et ça n'apaisera pas nos familles ". 

Malek Merabet, frère du policier tué, a lu un communiqué en mémoire de son frère décédé
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"Les fous n'ont ni couleur ni religion", la famille d'Ahmed Merabet a donné une conférence de presse samedi, Julie Marie Leconte
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