L'idée de la pénalisation de l'antisionisme divise la classe politique

Tout propos antisémite est puni par la loi depuis 1990. Des députés défendent une loi contre l'antisionisme, contre la négation de l'État d’Israël, qui, pour eux, est l'un des aspects de la haine contre les juifs.

France 3

Ils sont une trentaine de députés autour de Sylvain Maillard à vouloir pénaliser l'antisionisme qui, pour eux, est le masque qui cache l'antisémitisme. L'élu parisien en prend pour preuve les attaques contre Alain Finkielkraut. "En disant sale sioniste de merde, en fait il est en train de dire sale juif de merde", assure Sylvain Maillard, député La République en marche. Pour l'instant, c'est le juge qui décide si l'insulte est antisioniste ou antisémite. "Cette interprétation du juge ne doit pas voir lieu", estime le député.

LFI contre, LR pour

Cette proposition fait écho à des propos d'Emmanuel Macron lors de son discours au Vél d'Hiv, à l'été 2017, mais cette pénalisation de l'antisionisme suscite des réserves au sein même du gouvernement. "De façon générale, je ne suis pas pour aller dans une sorte de course permanente de la pénalisation des choses qui nous déplaisent", affirme Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale. Pour La France insoumise, on peut dire du mal d'Israël sans être accusé d'antisémitisme. Un argument contesté par les Républicains. Mercredi 20 février, le président de la République doit participer au dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Inquiet de la poussée des actes antisémites, ce dernier veut des mesures concrètes.

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Emmanuel Macron, dimanche 16 juillet 2017 lors de la commémoration de la rafle du Vél' d'Hiv. (KAMIL ZIHNIOGLU / AFP)