Cet article date de plus de cinq ans.

Africains, Maghrébins et Asiatiques victimes d'un "déni de francité"

Selon une étude menée par l'Insee et l'Ined auprès de 22.000 personnes, la France a du mal à intégrer ses immigrés. Et de plus en plus. Les fils de migrants "occupent des situations inférieures à celles des migrants eux-mêmes."
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (File d'attente. © Corbis)

Selon cette étude, "plus de 50 % des immigrés originaires d’Afrique qui ont obtenu la nationalité française pensent qu’on ne les perçoit pas comme Français". Un constat en contradiction avec leur sentiment personnel d’appartenance à la France, puisque eux-même sont et se sentent français.

Une situation de "dissonance" identitaire pour reprendre le terme des chercheurs qui ne s'améliore pas avec le temps "en particulier parmi les personnes d’origine extra-européenne: près d’un descendant d’immigrés originaires des pays du Sahel est concerné contre "seulement un tiers parmi les immigrés de même origine".

Un "déni de francité" qui "témoigne des résistances de la société française à intégrer certains descendants d’immigrés pourtant nés en France".  Une étude qui contredit la théorie assimilationniste "disant que les immigrés sont victimes de stigmates mais qu'ensuite ça passe. Non, ça ne passe plus" assure Cris Beauchemin, chercheur à l'Ined, l'un des auteurs de cette étude. 

 

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Société

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.