VIDEO. La mise en examen de Sarkozy "laisse à penser qu'il est le cerveau" de l'affaire

L'ex-chef de l'Etat est mis en examen notamment pour corruption et trafic d'influence actifs. Une mesure spectaculaire, analysée par le chroniqueur judiciaire de France 2.

FRANCE 2

Nicolas Sarkozy a été mis en examen, dans la nuit du mardi 1er au mercredi 2 juillet, notamment pour recel de violation du secret professionnel, trafic d'influence actif et corruption active. Corruption active, "le mot est fort", "politiquement dévastateur", juge Dominique Verdeilhan, chroniqueur judiciaire à la rédaction de France 2.

Sarkozy "peut bénéficier d'un non-lieu"

"Il laisse à penser que l'ancien chef de l'Etat est le cerveau, avec son avocat, de cette organisation chargée de le renseigner sur les procédures judiciaires qui le concernaient, analyse ce spécialiste des questions de justice. Les avocats des protagonistes vont tout faire pour faire annuler ces mises en examen."

Bien sûr, l'ex-président de la République "peut bénéficier d'un non-lieu", comme dans l'affaire Bettencourt. Reste que "cette nouvelle mise en examen va occuper et encombrer son calendrier politique", et pourrait compliquer son retour dans l'arène.

Nicolas Sarkozy quitte le pôle financier du tribunal de grande instance, le 2 juillet 2014, à Paris.
Nicolas Sarkozy quitte le pôle financier du tribunal de grande instance, le 2 juillet 2014, à Paris. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)