Procès des "écoutes" : "Je n'ai jamais commis le moindre acte de corruption", déclare Nicolas Sarkozy à la barre du tribunal correctionnel de Paris

L'ancien président de la République est jugé pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire des "écoutes".

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, le 7 décembre, à son arrivée au tribunal à Paris pour le procès "des écoutes". (MARTIN BUREAU / AFP)

L'ancien président Nicolas Sarkozy, jugé pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire des "écoutes", a clamé à la barre du tribunal correctionnel de Paris n'avoir "jamais commis le moindre acte de corruption", au tout début de son interrogatoire, lundi 7 décembre. L'ex-chef de l'Etat a fait part de sa "colère" et de son "indignation". Il a également ajouté qu'il espérait "être lavé de cette infamie". "C'est la première fois que j'ai l'impression que je vais pouvoir m'expliquer devant une justice impartiale", a déclaré Nicolas Sarkozy, lors d'un long propos liminaire.

Débuté le 23 novembre, le procès avait été suspendu pendant une semaine à cause de l'état de santé d'un des prévenus, le magistrat Gilbert Azibert. Les audiences ont repris lundi 30 novembre. 

L'ancien président de la République est soupçonné d'avoir, avec l'avocat Thierry Herzog, tenté de corrompre Gilbert Azibert, alors en poste à la Cour de cassation. Selon l'accusation, l'ex-président cherchait à obtenir des informations couvertes par le secret, voire à peser sur une procédure engagée devant la haute juridiction liée à l'affaire Bettencourt, dans laquelle il avait obtenu un non-lieu fin 2013. En contrepartie, il est soupçonné d'avoir donné un "coup de pouce" à Gilbert Azibert pour un poste de prestige convoité par ce dernier à Monaco, mais qu'il n'a jamais obtenu.

Nicolas Sarkozy encourt dix ans d'emprisonnement et un million d'euros d'amende pour corruption et trafic d'influence, comme ses coprévenus jugés en sus pour violation du secret professionnel.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.