La demande de Sarkozy de récusation d'une juge est rejetée

Nicolas Sarkozy reprochait à la juge Claire Thépaut son appartenance au Syndicat de la magistrature, classé à gauche, et mettait en doute sa partialité.

Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, le 8 décembre 2015 à Rochefort lors d\'un meeting de soutien à la liste d\'union de la droite aux élections régionales en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.
Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, le 8 décembre 2015 à Rochefort lors d'un meeting de soutien à la liste d'union de la droite aux élections régionales en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. (XAVIER LEOTY / AFP)

Un revers pour Nicolas Sarkozy. Sa demande de récusation de l'une des juges qui l'ont mis en examen dans une affaire de corruption et de trafic d'influence a été rejetée, selon une source judiciaire, jeudi 10 décembre.

Le président des Républicains reprochait à la juge Claire Thépaut, l'une des deux juges chargées de cette enquête, son appartenance au Syndicat de la magistrature, classé à gauche. Il mettait par conséquent en doute sa partialité. La cour d'appel lui a donné tort. Elle a estimé dans sa décision que cette appartenance à un syndicat relevait d'une liberté constitutionnelle et qu'elle ne l'empêchait pas de traiter cette affaire.

L'affaire des écoutes continue

Dans cette affaire, l'ancien président de la République est soupçonné d'avoir cherché à faciliter la promotion à Monaco de Gilbert Azibert, alors avocat général à la Cour de cassation, en échange de renseignements sur l'avancée d'un autre dossier.

L'enquête a été suspendue en septembre 2014 le temps d'examiner des requêtes en nullité déposées par la défense. Elle a repris début mai, après que la cour d'appel de Paris a validé la quasi-totalité de la procédure. Un pourvoi en cassation a été formé par les avocats de la défense, qui contestent la légalité des écoutes téléphoniques à l'origine de l'information judiciaire. Mais il n'est pas suspensif.