"Jamais je n'ai commis un acte contraire à l'Etat de droit", affirme Nicolas Sarkozy

Dans un extrait de l'interview qu'il a accordée à Europe 1 et TF1, et diffusé par la radio, l'ancien président évoque "l'instrumentalisation politique d'une partie de la justice", après sa mise en examen.

L\'ancien président Nicolas Sarkozy, le 10 avril 2012, sur le plateau du Grand Journal de Canal +.
L'ancien président Nicolas Sarkozy, le 10 avril 2012, sur le plateau du Grand Journal de Canal +. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

"La situation est suffisamment grave pour que je dise aux Français de ce qu'il en était de l'instrumentalisation politique d'une partie de la justice aujourd'hui", annonce d'emblée Nicolas Sarkozy dans l'extrait de son intervention diffusée par Europe 1, mercredi 1er juillet, après sa mise en examen pour trafic d'influence actif, corruption active et recel de violation du secret professionnel.


L'ancien président, dont l'interview sera diffusée sur TF1 ce soir à 20 heures, continue avec des sous-entendus de complot à son encontre : "Dans notre pays (...) il y a des choses qui sont en train d'être organisées. Les Français doivent les connaître, et en leur conscience, et en toute liberté, doivent juger de ce qu'il en est."

Aucun acte contraire aux principes républicains

Nicolas Sarkozy assure ensuite n'avoir rien commis de répréhensible : "Tout est fait pour donner de moi une image qui n'est pas conforme à la vérité. Je veux dire à ceux qui nous écoutent, ou ceux qui nous regardent, que je n'ai jamais trahi leur confiance, que jamais je n'ai commis un acte contraire aux principes républicains, ou à l'Etat de droit."

Suivez l'intervention de Nicolas Sarkozy en direct 

Enfin l'ancien président justifie cette prise de parole par le choc ressenti lors de sa garde à vue : "Je suis profondément choqué de ce qui s'est passé. Je ne demande aucun privilège. Et si j'ai commis des fautes, j'en assumerai toutes les conséquences. Je ne suis pas un homme qui fuit ses responsabilités."