Bygmalion : Nicolas Sarkozy renvoyé eu correctionnelle

L'étau judiciaire se resserre autour de Nicolas Sarkozy. L'ex-président est renvoyé devant le tribunal correctionnel pour la deuxième fois.

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FRANCE 3

Pour Nicolas Sarkozy, la perspective d'un procès dans l'affaire Bygmalion se rapproche. Au matin du 25 octobre, les juges ont confirmé son renvoi devant le tribunal correctionnel, pour financement illégal de campagne. L'affaire prend sa source en 2012, dans les coulisses de la campagne de Nicolas Sarkozy. À cette époque, Franck Attal, un salarié de Bygmalion, est la cheville ouvrière des meetings. Une équipe d'Envoyé spécial l'a accompagné dans les lieux de l'un des plus grands rassemblements, dans les Bouches-du-Rhône. Un meeting à plus de 700 000 euros.

Une campagne presque deux fois plus chère qu'autorisé

Les réunions fastueuses comme celle-ci s’enchaînent et, dès mars 2012, alertent les experts comptables. Dans une note adressée à l'état-major de la campagne, ils écrivent "interdiction absolue d'engager toute dépense complémentaire". À ce moment-là, des proches du candidat auraient demandé à Franck Attal de masquer certains coûts, à travers une double facturation. Voilà comment, bien au-delà des 22,5 millions d'euros officiellement déclarés, la campagne lui aurait coûté presque le double. Nicolas Sarkozy assure qu'à l'époque, il ignorait tout jusqu'au nom de Bygmalion. Au côté de l'ancien président, 13 autres personnes sont renvoyées devant le tribunal correctionnel.

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Nicolas Sarkozy, à Paris, le 1er octobre 2016, aux Sables-d\'Olonne.
Nicolas Sarkozy, à Paris, le 1er octobre 2016, aux Sables-d'Olonne. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)