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Affaire de la viande de cheval : enquête de la répression des fraudes

Des agents de la DGCCRF (répression des fraudes) ont inspecté lundi plusieurs entreprises dans le cadre de l'affaire de la viande de cheval, dont le siège de Comigel à Metz et celui de Spanghero. Objectif : comprendre comment des plats censés être au bœuf ont pu contenir un autre type de viande.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (Maxppp)

"Les équipes sont
sur le terrain dans les entreprises qui nécessitent des contrôles à la suite du
déclenchement de l'affaire de la viande de cheval"
, a indiqué lundi un
responsable du service de la répression des fraudes. Des agents de la DGCCRF ont en effet inspecté plusieurs entreprises dans le cadre de l'affaire de la viande de cheval, dont le siège de Comigel à Metz et celui de Spanghero.

Le président de
l'Association des industries agroalimentaires, Jean-René Buisson, a nié toute
responsabilité. " La traçabilité des produits alimentaires n'est pas remise
en cause dans cette affaire; nous avons mis en place le meilleur système au
monde depuis la crise de la vache folle
" , a-t-il affirmé, tout en
admettant qu'il fallait* " améliorer le maillage de nos contrôles "* .

Les produits des
distributeurs Carrefour et Casino retirés des rayons français car susceptibles
de contenir de la viande de cheval en lieu et place de viande de bœuf ne sont
pas commercialisés hors de France, ont indiqué lundi ces enseignes. En
revanche, des lots de lasagnes bolognaises Picard ont été retirés des rayons en
Belgique dès mercredi dernier par l'enseigne spécialisée dans les produits
surgelés.

Circuit complexe de
commercialisation

Autant d'arguments insuffisants pour
l'association de consommateurs CLCV qui a publié un communiqué ce lundi. " Alors
que, pour des raisons de rentabilité financière, les filières agroalimentaires
sont toujours plus complexes et internationalisées, il est indispensable que
les mesures de contrôle et de traçabilité soient adaptées et considérablement
renforcées
" , a souligné l'association, qui va aussi porter plainte "dès que les premiers éléments d'enquête seront disponibles ".

En effet, les principaux concernés
par cette affaire affirment tous avoir été trompés par leurs fournisseurs. L'enquête menée en France par la DGCCRF a déjà d'ailleurs
mis en lumière un circuit complexe de commercialisation de cette viande.

Le gouvernement a convoqué l'ensemble de la filière professionnelle
lundi à 16H30 pour tenter d'y voir plus clair.

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