Seine-Saint-Denis : un nouveau visage

a revoir

Présenté parJulian Bugier

Diffusé le 29/07/2013Durée : 00h40

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Une expulsion coûte en moyenne 17.000 euros. Un retour volontaire seulement le prix du billet d'avion.

Le nouveau visage de la Seine-Saint-Denis. Loin des clichés, le département accueille les plus grandes entreprises. La Sncf et ses 3.000 salaries viennent de s'y installer. Un bouleversement pour le groupe.

Du quartier animé de Montparnasse aux allées rénovées La Sncf vient de déménager 3.000 salariés dans un bâtiment neuf mais un peu loin du coeur de Paris.

J'habitais a côté de Montparnasse, c'est des transports en plus. Une demi-heure à 3/4 d'heure de plus.

La Sncf fait des économies de loyer. elle espère réduire sa facture de près de 10 millions d'euros par an.

Le loyer à Saint-Denis est entre 40 et 50 % moins cher que des loyers pour des immeubles comparables au centre de Paris.

Dans les années 1980, la Plaine-Saint-Denis est une immense friche industrielle. Mais en 1998, avec le Stade de France se lance une vague de chantiers. Danone, des assureurs, et les sièges d'Orange et de SFR. Des milliers de salariés délocalisés, mais aussi de nouveaux emplois créés sur place.

On fait en sorte que ces emplois puissent bénéficier aux demandeurs d'emploi de Saint-Denis. Aujourd'hui, 4.300 personnes ont été embauchées.

Un nouveaux centre d'affaires qui attire les commerçants. Ce gérant de restaurant s'est installé il y a 3 ans. Chaque midi, il a tous les cols blancs du quartier.

Ce sont de grosses structures, avec beaucoup de cadres supérieurs, eux ils peuvent encore se restaurer le midi. On vient s'installer là où il y a une manne potentielle d'argent.

Une ville encore en pleine mutation. Pour certains salariés, elle manque encore d'attraits.

A Paris, on a plus de choix et on peut faire autre chose à l'heure du déjeuner. Ici, on reste dans l'immeuble.

Le quartier, je ne m'y balade pas. On essaie de pas sortir à 22H.

La ville a toujours mauvaise réputation. Chaque jour, devant la gare, des médiateurs sont là pour dissuader les pick-pockets.

Quand on est arrivés, il y avait énormément d"'arraché". On a fait un travail de fond avec les jeunes. Aujourd'hui, ça va. Y a très peu d'arraché. De temps en temps, mais bien moins qu'avant.

Rassurés, certains salariés sont venus vivre à Saint-Denis. Des nouveaux habitants qui, en 10 ans, ont fait doubler le prix du m2.

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