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La vieillesse est-elle une maladie ?

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La vieillesse est-elle une maladie ?
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De plus en plus de généticiens pensent que la dégradation de l'Homme est un problème de santé et pas une usure biologique. Nicolas Chateauneuf présente les pistes de guérison sur France 2.

C'est une idée qui se répand de plus en plus dans le milieu de la génétique. La dégradation de nos tissus, de nos organes et de nos vaisseaux avec l'âge serait en fait la conséquence d'une maladie de l'Homme. Ce changement de perspective ouvre de nouvelles voies. "Chaque année, nous gagnons trois mois d'expérience de vie (...). Nous serons capables sans doute bientôt de repousser encore les limites", explique Nicolas Chateauneuf sur France 2. Des spécialistes travaillent même sur des projets de rajeunissement intérieur et extérieur de l'être humain pour les décennies à venir. "Au rythme des recherches actuelles, cela pourrait devenir une réalité", assure le journaliste.
 
Pour l'Homme, l'élixir de Jouvence n'existe pas encore, mais pour les souris, des chercheurs américains ont réussi à mettre au point des techniques révolutionnaires et aux résultats étonnants. "Ils ont réussi à rajeunir des souris âgées en redonnant du carburant à ce qu'on appelle les mitochondries (...). Cela ressemble à une bactérie, mais c'est l'outil à énergie de nos cellules", raconte Nicolas Chateauneuf qui explique que si on transpose les résultats des souris chez l'Homme, c'est comme passer de 60 à 20 ans.

Des thérapies étudiées

Il existe plusieurs thérapies. On peut réimplanter des cellules souches pour réparer les dégâts du temps. "Elles seront bientôt disponibles pour la rétine, le foie et les reins", détaille le journaliste. Les généticiens étudient aussi des solutions pour empêcher les cellules de vieillir en agissant sur les chromosomes. "Au fil du temps les extrémités raccourcissent jusqu'à entraîner la mort de nos cellules. L'idée, c'est de protéger ces extrémités avec des enzymes", indique Nicolas Chateauneuf. La dernière piste serait d'intervenir sur les gènes en travaillant sur l'ADN. C'est possible, mais cela pose des problèmes moraux.
 
Maintenir les gens en vie trop longtemps pose aussi des problèmes de ressources. Si l'on prolonge la vie jusqu'à 150 ans, nous serons 27 milliards sur la terre en 2300, dont seulement 3 milliards de moins de 20 ans selon les projections. "Pas sûr que ça soit souhaitable", conclut Nicolas Chateauneuf.

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