La Nasa annonce la découverte d'une planète "en zone habitable"

La Nasa a annoncé jeudi la découverte d'une exoplanète, une planète située dans une zone habitable, à une distance de son étoile qui laisse supposer qu'il puisse y avoir de l'eau à sa surface.

(Vue d'artiste comparant la Terre (à gauche) et Kepler 452b © Nasa)

Kepler 452b. Ce nom entrera peut-être dans l'histoire... Ou tombera vite aux oubliettes. C'est celui d'une planète découverte par la Nasa autour d'une étoile située à 1.400 années-lumières, dans la constellation du Cygne. Et l'agence spatiale américaine annonce ce jeudi que cette planète est située dans une "zone habitable" autour de son étoile, c'est-à-dire à bonne distance pour qu'il existe une chance d'y trouver de l'eau, et donc - peut-être - de la vie. Ajoutons au dossier que l'étoile en question ressemble à notre Soleil en plus massif (seulement 10% de plus) et Kepler 452b devient très intéressante.

L'astrophysicien André Brahic se réjouit de cette découverte et en attend d'autres
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Atmosphère épaisse et grande quantité d'eau ?

La Nasa ne garantit toutefois pas qu'elle soit habitable et encore moins habitée. Kepler 452b Kepler 452b "nous permet de progresser pour savoir combien de planètes habitables pourraient exister " dans notre galaxie, relève Joseph Twicken, le responsable scientifique de la mission Kepler et chercheur au SETI, l'Institut de recherche d'intelligence extraterrestre. Avec un rayon 60% plus grand que la Terre, elle est sans doute rocheuse et avec une atmosphère épaisse et une grande quantité d'eau. Elle pourrait connaître aussi une activité volcanique, selon ces astronomes. 

"Kepler 452b pourrait ainsi subir actuellement ce que la Terre connaîtra dans plus d'un milliard d'années "

Mais n'en déplaise aux rêveurs, Kepler 452b n'est sans doute pas la bonne planète où investir. Elle est en effet entrée dans une phase de "fin de vie". Son étoile, d' 1,5 milliard d'années plus vieille que le Soleil, dégage plus d'énergie et la planète pourraît connaître un fort réchauffement, qui se traduirait notamment par l'évaporation des océans et la perte définitive de l'eau. "Kepler 452b pourrait ainsi subir actuellement ce que la Terre connaîtra dans plus d'un milliard d'années quand le soleil vieillira et deviendra plus brillant ", explique Doug Caldwell, un astronome du SETI qui travaille sur la mission Kepler.

(© Ide)

Planètes plus petites

Le télescope Kepler a permis de découvrir 12 exoplanètes au total, c'est-à-dire ayant un diamètre d'au moins deux fois celui de la Terre et étant en orbite à la bonne distance autour de leur étoile. Mais Kepler 452b est la première que d'autres télescopes terrestres ont pu observer et confirmer sa nature de planète. L'objectif des scientifiques est à présent de traquer des planètes plus petites et de définir la fréquence des mondes habitables hors du système solaire.

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