Méga-contrat en vue en Turquie pour Areva et GDF Suez

Le secret devait être gardé jusqu'à la signature officielle ce vendredi à Ankara. Mais le Premier ministre turc a confirmé la nouvelle à la presse japonaise. Il s'agit d'un accord pour des négociations exclusives pour la construction de la deuxième centrale nucléaire de Turquie, un contrat évalué à 16 milliards d'euros. Ce serait la première vente de réacteurs pour Areva depuis novembre 2007. Une date qui marquera la relance du nucléaire civil, après Fukushima.

(Christian Hartmann Reuters)

"Le Japon a une
riche expérience et un savoir-faire contre les séismes. Il est également sensible à l'environnement. Le Français Areva a une haute
technologie
" : c'est ainsi que le Premier turc Recep Tayyip Erdogan a justifié dans le journal économique japonais Nikkei le choix du consortium incluant le japonais Mitsubish, et les français Areva et GDF Suez.

 Areva fournira avec MHI les quatre réacteurs de moyenne puissance Atmea-1 qui équiperont la centrale dont GDF Suez pourrait être l'exploitant.

Si cet accord se concrétise, ce serait l'un des rares grands contrats d'Etat attribués ces dernières années par Ankara à des entreprises françaises. La volonté française de légiférer sur le génocide arménien complique en effet les relations entre les deux pays. Ainsi que le blocage du processus d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Un blocage levé en février dernier.

Un site "pas à l'abri du risque sismique" (Sortir du Nucléaire)

Les travaux devraient commencer en 2017 sur le site de Sinop, au bord de la mer Noire, en 2017, pour une mise en service des quatre tranches étalée entre 2023/2024 et 2028.

L'association Sortir du Nucléaire a déjà tiré la sonnette d'alarme en évoquant affirmant que le site choisi n'est pas à l'abri du risque sismique. Ce qui explique la phrase du Premier turc sur le "savoir-faire" japonais en matière de lutte "contre les séismes... "

 

 

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