Les Etats-Unis victimes d'une nouvelle cyber-attaque, des Chinois soupçonnés

Les données de millions de fonctionnaires américains ont été piratées ces derniers mois, aux Etats-Unis. Des cyber-pirates chinois seraient à l’origine de l’attaque, ils ont réussi selon des officiels américains à s’introduire dans les serveurs de l’Office of Personal Management, qui stocke notamment les profils des employés fédéraux.

(Des pirates chinois seraient à l'origine d'une nouvelle cyber-attaque visant les données de fonctionnaires américains © Reuters/Pichi Chuang)

Une nouvelle cyber-attaque d’envergure aux Etats-Unis. Les données personnelles de fonctionnaires ont été piratées depuis décembre 2014. Des hackers, apparement chinois, ont réussi à s’introduire dans les serveurs de l’Office of Personal Management (OPM), une agence qui vérifie notamment les profils des employés fédéraux pour le compte de la sécurité nationale.

4 millions de victimes, peut-être plus

Pas moins de quatre millions d'agents fédéraux, en activité ou à la retraite, ont été victimes de cette cyber-attaque. Ils vont devoir s’assurer auprès de leur banque que leurs données privées n’ont pas été utilisés par les pirates. D’autres éléments, comme les numéros de sécurité sociale et autres identifiants personnels sont également tombées aux mains des hackers.

Dans son communiqué, l’OPM n’exclut pas que d’autres personnes aient pu être victimes de cette attaque en ligne, menée au moment même où l’agence se dotait d’un nouveau système de sécurité. Vol de données ou espionnage, l’objectif des pirates reste en revanche incertain.

Le FBI, qui enquête sur l’affaire, dit "prendre au sérieux toutes les attaques potentielles contre les systèmes du secteur public et privé".

Vulnérabilité du réseau informatique américain

L’attaque a été découverte en avril, mais la pêche aux informations aurait débuté dès la fin 2014. Une affaire de plus qui confirme la vulnérabilité du réseau informatique de l’administration américaine, fragilité dénoncée par le Government Accountability Office (GAO), l’équivalent de la Cour des comptes française.

Il y a quelques jours encore, on apprenait qu’une cybermafia avait réussi à récupérer les délcarations fiscales de plus de 100.000 contribuables. L’an dernier, le Département d’Etat et la Maison Blanche faisaient les frais d’intrusions attribuées à des Russes. A l’époque les courriels du président Barack Obama avaient été compromis.