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Furosémide : aucun dysfonctionnement noté à l'usine Teva de Sens

L'Agence du médicament a mené pendant deux jours une enquête au sein de l'usine de conditionnement des boîtes de diurétiques Furosémide à Sens. À l'issue de cette enquête, l'ANSM a expliqué n'avoir pas "identifié de défaut ni dans l'organisation, ni dans les pratiques, ni dans l'équipement de l'usine de conditionnement de Sens".
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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  (Maxppp)

Pour le moment, il n'y a
toujours pas d'explications. Comment des somnifères se sont retrouvés dans des
boîtes de diurétiques, du Furosémide ? L'inspection conduite par quatre membres de
l'Agence du médicament (ANSM) à l'usine de conditionnement des boîtes du
laboratoire Teva a pris fin mardi.  

Et "les quatre
inspecteurs n'ont pas identifié de défaut ni dans l'organisation, ni dans les
pratiques, ni dans l'équipement de l'usine de conditionnement de Sens", a
expliqué l'agence "l'enquête se poursuit par ailleurs avec les autorités
judiciaires".

Selon l'ANSM : "Les
comprimés de furosémide proviennent de Hongrie et sont mis en plaquettes et en
boîtes  dans cette usine tandis que le
somnifère zopiclone provient d'Espagne."

Une ambiance "malsaine"

La direction n'a fait aucun commentaire, tandis que les membres du personnel n'ont pas non plus répondu aux questions. Le secrétaire départemental de la CFDT a toutefois évoqué une ambiance "malsaine". Un experte en pharmacie a de son côté évoqué que la malveillance était une "hypothèse possible".

Pour le moment, le bilan officiel de l'ANSM est de trois cas notifiés, dont un décès, mais "des cas remontent de partout". Ainsi, l'Agence régionale de santé de Bourgogne a évoqué celui d'un septuagénaire hospitalisé pour somnolence à l'hôpital de Joigny. Le parquet de Privas en Ardêche a lui ouvert une enquête après le décès le 4 juin dans un hôpital drômois d'une octoagénaire.

 

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